Cuba

MedHermione à YorkTown, L'arrivée officielle de L'Hermione

Le malentendu est levé, Anthéa est réintégrée à MedHermione. Nous allons pouvoir jouer avec tout le monde ! 

Toute la Flotille sera ce soir réunie sur le quai de Riverwalk Landing, à YorkTown.

L'Hermione nous rejoindra demain matin à l'aube  avec force coups de canons. Tous les bateaux seront dehors pour l'accueillir.

Un grand moment que je vais malheureusement rater puisque je ne retourne à Norfolk que samedi, mais j'ai confié la mission à Dominique de couvrir l'évènement.

Il a intérêt à assurer...

Mais c'est ce qu'il a fait depuis que je lui ai confié mon enfant.

ARUBA

Survécu de justesse... 

Si si! De retour de Guyane vers La Havane,  le premier vol depuis Paramaribo m'a amené à Aruba. 

Le vol suivant devait m'amener à Panama et le troisième enfin,  à Cuba. 

Sauf qu'un oiseau facétieux à jugé bon de faire un tour dans un réacteur... 

Nous voilà cloués au sol ,  logés dans un palace sur la mer,  jardin paysagé à la Disney,  dans ce paradis de carton pâte qu'est cette île d'Aruba,  tout près du Venezuela. 

Si vous voulez passer des vacances au soleil,  ne venez pas ici!  Île sans aucun intérêt.

hôtel Radisson, Aruba

CUBA toujours

La Havane:

Anthéa est à la marina Hemmingway au sud-ouest de la Havane.

De retour à L'usine pour deux semaines, j'ai de nouveau un accès internet normal. Cuba, comme chacun le sait n'est pas un paradis des libertés... Il n"y a AUCUN WIFI public !!! Des fois que ça donne des idées à la population...

Véronique est restée à bord d'Anthéa, sa copine Coco a rejoint le bord. Dominique est parti en France et nous rejoindra avec Anne Laure à Miami.

Comme vous l'a raconté Dominique, nous avons donc squizzé la république Dominicaine et Haïti, pour aller directement à Cuba.

Je le laisse donner sa version du trajet Baracoa à Puerto Vita:

Nous appareillons donc jeudi 02 de Baracoa vers 14H00 vers Bahia de Vita qui est notre point d'entrée actualisé.
Navigation avec un vent de NE force 3. Nous filons à 6 noeuds avec Misaine et Genois.
Après une nuit de navigation nous arrivons dans la baie par un passage en eaux très resserrées mais bien balisées.
Grande baie abritée ou nous mouillons une première fois devant un dock de travail ; puis après plusieurs contacts radio, nous comprenons que la marina est au fond de la baie, nous ne l'avions pas vue.
Changement de mouillage donc, puis attente de la venue des officiels.

Ça y est, alors que nous étions en train de déjeuner, bien sûr, un zodiac avec un médecin arrive a bord, et commencent les festivités. Petites questions sur la provenance ( Afrique ?) et prise de température (crainte du Virus Ebola)
Après un rapide interrogatoire de principe et avoir rempli un formulaire fantoche, le médecin s'en va et nous confirme que nous pouvons abaisser le pavillon jaune (quarantaine ) et aller à quai. C'est ce que nous faisons, et au bout d'une heure, une deuxième vague d'officiels viennent a bord, avec chien renifleur, inspection sanitaire, immigration, etc.... pour finalement obtenir le visa tant recherché dans l'après-midi.
(Ils nous ont fait mettre toute l’électronique dans un placard ( GPS , Iridium, VHF) pour y mettre les scellés le temps de l'escale (un bout de scotch posé en travers)

Découverte de l'ile de Cuba d'abord dans un gros village Santa Lucia, jour de fête nationale ou tout était fermé ; vendredi saint?
Nous apprenons que le soir il y a sur la place un concert de musique et décidons de rester jusqu'au soir. Visite de la gare locale ou nous trouvons des locomotives et des wagons datant de 1925 maintenu en état de marche.
Dîner dans un resto local qui nous a permis de changer un peu des dollars en Pesos et nous participons à cette petite fête locale sur la place. La bière n'est pas chère, distribuée par un tuyau relié à un fut embraqué sur un camion ; chacun vient avec une bouteille en plastique pour se faire remplir son litre
Les cubains sont chaleureux, accueillants et nous offrent des coups à boire. Ils discutent volontiers, mais sont parfois difficiles à comprendre, dans un espagnol, un peu enivré, et souvent édenté.
Petite information pour ces dames, la mode est aux faux ongles très longs et peints multicolore. C'est très chic.
Apres une nuit a quai, nous allons le lendemain matin dans un hôtel pour changer de l'argent et retournons à Santa Lucia car il y a marché local le matin.
Folklorique, et sympa; pas beaucoup de choses à vendre finalement. Au cours d'une balade dans le village, Gerard trouve un joueur d’échec avec lequel il s'engage pour quelques minutes de plaisir en toute liberté. En fait le plaisir a été pour l'autre, car notre capitaine n'a pas sauvé l'honneur.

En fin de matinée, après avoir laissé à bord d'Anthea les quelques légumes trouvés sur place, nous partons en taxi (vieille voiture américaine GMC de l’après guerre maintenue en état, c'est par nécessite, la seule solution trouvée), nous partons vers Holguin petite ville de 250.000 habts. Virée haute en couleurs qui confirme le coté chaleureux des contacts avec les cubains.
Sur le retour et sur notre demande, le chauffeur nous dépose devant un marché gouvernemental, ou nous espérons pouvoir acheter des oeufs et du fromage ; il n'y en a pas, les étals sont pratiquement vides. Dehors après quelques tractations, nous obtenons ce que nous cherchons, mais par le biais de la contrebande. Les œufs sont tous blancs??( mais bons) ; à la sortie de la ville, le chauffeur Frederico s’arrête boire un verre de jus de canne à sucre, nous en prenons également un ; pas mauvais et très rafraîchissant.
Le soir dîner à la Marina dans un joli cadre, pour pas cher.

Version Dominique sur le trajet Puerto Vita vers La Havane:


Dimanche 05 avril, nous schuntons la messe de Pâques, pour appareiller vers 08H15, après le passage des officiels qui nous accordent le droit de navigation non sans nous avoir posé les questions d'usage........
185 miles à parcourir jusqu'à l’étape suivante qui est la marina de Cayo Guillermo. Navigation facile avec un courant de 1-2 nds qui nous porte à 6/7 nds sur le fond.
Vero se plaint d'avoir été piquée sur tout le corps et veut se gratter en permanence ; par la suite nous trouverons chez Gerard et Vero de multiples petits boutons urticants, moi pas. Il semblerait qu'ils aient attrapé la «gratte » ; c’était vraisemblablement la veille au soir au resto, ils ont pris du poisson, moi pas.
L'arrivée sur Cayo Guillermo vers 13H00 est sportive. On ne voit rien que des plages de sable et des hôtels, abrités derrière une barrière de Corail. Un autre bateau nous explique à la radio que la passe est marquée par une bouée blanche, le port ne répondant pas bien sur. nous sommes presque sur le point d'abandonner , puis nous apercevons cette funking bouée, et trois bateaux moteur se dirigent eux aussi vers la cote. Nous les suivons et découvrons effectivement un chenal le long de la barrière de corail, non balisé. Arrivée à la marina, plein de gasoil. Stationnement « along side »
Nous sommes le seul voilier étranger dans cette marina « internationale » ; je rappelle donc : « pas de balisage pour une approche très dangereuse.
L’après midi, après les formalités d'usage, nous partons au premier hôtel pour essayer de nous connecter à Internet. Petit tour sur la plage (comme sur les cartes postales), et on reste un petit moment les pieds en éventail au bord de la piscine. Et retour a bord pour le dîner, car en fait il n'y a rien d'autre sur cette petite île que des hôtels. Le village le plus proche est à 77 km.
Le lendemain matin, appareillage pour la suite de notre périple ; la sortie du port ne se passe pas bien, nous nous échouons par deux fois, alors que la veille nous étions passé au même endroit dans l'autre sens ; il y a une petite marée, mais la différence d'eau était vraiment infime. Après nous être désensablé facilement, nous remontons le chenal et retrouvons la haute mer avec un certain soulagement.
Bon vent bonne mer ; la nuit se passe et nous arrivons au petit matin en vue de Cayo Blanco, une petite ile isolée, halte prévue au mouillage dans des eaux turquoises.
Le coin nous avait été décrit comme désert, nous trouvons 4 gros catas échoués et des tas d'autres bateaux au mouillage, c'est la foire d'empoigne. Sur la plage, toute une organisation pour les touristes embarqués pour l'aventure d'un jour avec animateur et sono . On se met au mouillage et après une sieste réparatrice, au moment du départ vers 16H00, tout ce beau monde avait disparu, (retournés dans leurs hôtels) et la plage est toute à nous : trop tard, on appareille pour la dernier partie du transit.
Route et vitesse calculées pour arriver devant la marina Hemingway le lendemain, tôt le matin. Beaucoup de vent, et un courant parfois contraire (branche du Gulf Stream), nous imposent une mer hachée et fatigante.
Le lendemain matin, jeudi 09 avril, pas de surprise en arrivant à la marina, les officiels embarquent tres rapidement à bord ; a commencer par un douanier et son chien qui  fait mine d'inspecter le bateau. En fait il voulait un bakchich, il n'a rien inspecté du tout ; en revanche les autres ont bien rempli les même papiers administratifs que nous réalisons a chaque escale maintenant, sans demander autre chose que des signatures . Ouf.
En début d’après midi, cap sur la Havane après avoir range le bateau.
Une ville qui a été belle, et qui entreprend d’énormes travaux de réhabilitation ; mais beaucoup de belle façades ou belles villas d'antan sont malheureusement trop endommagées. Les Cubains sont à la Havane tout aussi gais et accueillants, mais leurs démarches sont intéresses, fini les services ou les renseignements gratuits. Le touriste est un tas de dollars, il faut le faire cracher.
C'est également le lieu de concentration, le plus important, sur la planète de voitures américaines des années 50. C'est fou. Toutes proposées en taxi pour les touristes.
Dîner sur place accompagné par un orchestre aux sonorités rappelant le Buenavista Social Club ; ca c’était un très bon moment.

Ma version de la partie d'échecs : Le gars était "Cappa Blanca" ce qui est  parrait-il un grade très élevé dans la hiérarchie échiquéenne cubaine, et j'étais à un coup de le mettre mat. Il a sauvé sa mise avec élégance et efficacité en étant toujours sous ma menace térrifiante ! Mon honneur est sauf! Langue tirée

Le contact que nous avons eu avec la population a effectivement été très amical, ces gens sont très attachants. Mon ressenti est celui d'un immense gachis. Cuba est dans un état proche de la misère, et on y ressent une grande peine pour cette population amicale, souvent cultivée, privée de l'essentiel. Pour ce que j'ai pu constater, les soins prétenduement gratuits ne s'étendent pas aux soins dentaires... Les cohortes d'édentés qu'on y rencontre en témoignent.

Lorsqu'on aborde le thème de la démocratie, les regards deviennent lointains et les propos "mesurés"... On sent leur attente...

Salaire mensuel moyen: 270 CUB (Peso d'état, non échangeable), correspondant à 15 CUC (Peso "convertible) cad 15 euros...

Oui il y a deux monnaies différentes en cours, la monnaie d'état étant la seule utilisable dans les magasins d'état et les échoppes "particolar"destinées à la population locale.

L'épisode du marché d'état de Holguin est emblématique. Des étals déserts, impossible d'acheter des oeufs et du fromage dans une ville de presque 300.000 habitants... Sauf au marché noir.

Et les boulangeries d'état où l'on doit faire la queue pour acheter l'unique type de pain distribué, des relents de France sous l'occupation. Mais ils prennent ça avec la philosophie que l'on doit être obligé d'avoir dans un état policier.

Queue à la Boulangerie d'état, à Holguin.

A la Havane toutefois, on trouve quelques boulangeries/patisseries "particolar", cad indépendantes avec plus de diversité dans les produits proposés.

La Havane serait, a été, somptueuse, si elle ne tombait pas en ruine. Les immeubles aux façades magnifiquement travaillées foisonnent. Souvent, seulement la façade subsiste. Ces merveilles d'architecture à l'abandon sont un crève coeur.


Les ressources du tourisme, Hotels et Marinas sont toutes captées par des sociétés "privées"appartenant à l'évidence à des apparatchicks du parti.

Hors La Havane, les touristes sont parqués dans des hotels sur les Cayos, sur la mer, loin de la population qui n'y est transportée en camion bétaillère que  pour y travailler.

Cayo Guillermo:

Cayo Guillermo

Fête à Santa Lucia, Véro drague Clin d'œil. Tout y est, la voiture à cheval, la bière qu'on remplit au camion, la musique. Ce  brave gars a perdu ses illusions, un frère et deux de ses amis dans les folies guerrières de Castro en Angola. Il avait les larmes aux yeux, il s'est essuyé, a remis ses lunettes, puis il s'est mis à danser...

Merci l'ami pour la leçon de vie.


Café Londres à la Havane. Notez l'arrangement des cordes de la guitare du soliste, spécialité cubaine.

Bailando contigo !

Habana,

  

 

 

 Notez l'état de la Gare Centrale....

Je me demande si Véro ne tourne pas un peu gérontophile?Incertain    


                                   

On n'a pas pu résister à ce piège à Toutous, mais j'ai donné une piècette au chauffeur! Cadillac Eldorado 1950 avec V8 d'origine, quand même!

Le break est l'ancètre 1955 de  mon chevrolet, il nous conduit jusquà Holguin.

Les "scéllés"! il a fallu enfermer le téléphone satellite, les gps portable et la VHF portable dans ce placard, des fois que ça puisse servir à un Cubain pour naviguer vers la liberté !Stupidité politico-administrative, quand tu nous tiens!

 Embouteillage à Santa Lucia, jour de marché.

Transports à émission CO² minimum

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