Blog USA 2015

VOYAGE   2015

Anthea route 20

 

Route de la traversée

 

 

 

Le 24 Juillet Anthéa est à Rokland, Maine.

 


Pour lire la suite de l'aventure descendez sur la page...

 ANTHEA avec  L'HERMIONE  aux USA

 

2015 sera une grande année !

L'Hermione fera son voyage inaugural aux USA sur les traces de LaFayette. 

Anthea ne pouvait pas rater cette occasion!

Lien site L'Hermione

Lien Blog de l'Hermione

Anthéa s'est jointe au rallye MedHermione.

Ce rallye est organisé par le Club Nautique de la marine de Toulon, sous la houlette bienveillante de l'Amiral Hubert Pinon.

Lien Rallye MedHermione

Le Rallye MedHermione rejoindra l'Hermione à  Norfolk, première destination  nord américaine de sa croisière inaugurale, qui sera suivie de nombreuses et prestigieuses escales, dont Washington, Anapolis,   Phily, NY, Newport, Boston, Castine dans le Maine...

Anthéa a rejoint Lanzarote en Août pour traverser en février 2015.

MAINE !!!!!

Depuis Boston, nous sommes partis directement vers le Maine, avec comme équipiers supplémentaires deux "Mainers", mes amis Steven, à ma droite,  et Hughes.

Nous sommes arrivés à Rockland le 13 / 07, où John Foss, que je connais depuis 2002 pour avoir navigué sur sa goélette American Eagle, nous a accueillis à son quai privé. Cool!

Brian à maintenant une petite famille, Brooke, et Otis, son fils de 3 mois:

Le lendemain nous repartions pour Castine, au nord de la Penobscot Bay pour la dernière escale américaine de l'Hermione. Accueil incroyable dans cette toute petite ville.

Le Maine c'est le pays des goélettes, on devine Anthéa dans la brume derrière celle du milieu. Faut bien chercher hein ?

C'est là que nous avons quitté la flotille MedHermione qui continuait vers le Canada, à Lunenburg.

Redscendus à Rockland pour ramener Hugues, nous sommes repartis en amoureux avec Véro pour se plonger dans MON Maine...

Faites vous une petite idée...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On retrouve Américan Eagle et John à Pulpit Harbor, North Haven Island.

 

 

La goélette Heritage

 

Vous avez compris maintenant ??????      :-)

 

 

 

J'écrit ceci au mouillage à SouthWest Harbor, ce soir, 26/07, il pleut, ça arrive !

Véro nous a fait une Chowder au crabe. C'est une sorte de soupe épaisse, spécialité de la côte est. Délicieuse ! On peut la faire aussi aux Clams, Homard...

Samedi nous allons participer à la Eggemoggin Regatta, l'évènement nautique de l'été des Mainers .

Plus de 100 bateaux inscrits !

Tous en bois évidemment...

Je vise le prix du bateau ayant parcouru la plus grande distance pour participer à l'évènement !!!

J'ai mes chances :-))

 

Finalement nous sommes derniers au temps réel ... Mais on se rattrape au compensé!

 Inutile de rentrer dans les détails, imaginez seulement le plaisir qu'on y a pris en regardant la vidéo...

 

Au mouollage devant les installations de  Wooden Boat Magazine à Brooklin, Maine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annapolis à New-York

J'ai un peu délaissé le Blog ces temps ci. Washington, Baltimore, philadelphie, et maintenant New York ! Nous avons quitté Annapolis au petit matin pour remonter à Baltimore. Nous n'y sommes restés qu'une nuit. Pas emballés. La remontée de la Chesapeake Bay s'est terminée par le canal qui rejoint la Delaware river. Pour nous éviter un aller retour, l'escale à été Delaware City, ou nous avons loué une voiture pour rejoindre Philadelphie où nous attendaient Morgane, Guillaume et Hugo. L'occasion pour Hugo de découvrir une des perles culinaires américaines, les Doughnuts Krispy kreme ! Depuis Delaware City la Flottille a descendu la Delaware pour faire escale à Cape May. Petite station balnéaire au sud du New Jersey. L'étape suivante, 120 milles a été dure pour Véro, car elle a du prendre son quart de nuit... Pour me laisser dormir un peu. D'autant plus que nous avons encore des problèmes de pilote automatique. Un technicien contacté m'a peut-être trouvé la solution. L'arrivée à l'aube, le Verrazano bridge ! Et la statue de la liberté derrière... La récompense, pour Véro...

Baltimore:

 

 

 

 

 

 

La parade, le Pont du Verrazzano, Le mouillage la muit près de la statue de le Liberté...;

Pont de Brooklyn, ils en ont fait du chemin nos mini-vélos....

Et oui on était là avec Anthéa...

    

Le nouveau One  World Trade Center, avec la Freedom Tower:

 

 

Gay Pride :

Le pont du Verrazzano est dejà derrière...

Ma Liberté:

 

    

 

Sur l'East River, pour rejoindre Long Island Sound:

Mouillage un peu inhabituel...

 

 

 

 

 

 

Dominique

Cette croisiere sur Anthéa n'est quand même pas une sortie du dimanche, je n'aurai pas pu m'y lancer seul.

Dominique tu as été présent à bord depuis le début.

Merci pour ton aide plus que précieuse, et ton humour constant.

À bientôt.

 

Annapolis

Billet de Dominique :

    • Gérard et Vero arrivent le dimanche 07 tres tot. Nous laissons l'Hermione le lundi 08, pour remonter la Chesapeake, en direction d'Annapolis.
    • Le vent du Sud se lève et très rapidement nous passons à la voile ; spi et génois en ciseaux. Belle navigation mais tout au long de la journée, une escadrille de mouches nous pique sans arrêt, sans nous laisser aucun  échappatoire. Mouillage sympathique le soir dans une baie abritée, à Sandy point ; les mouches s'en vont..... 
    • Savez vous comment nage un crabe ? Nous avons vu plusieurs spécimens attirés par la lumière le long du bord à 1O cm sous la surface se déplacer :
    • Réponse : Ils nagent comme ils se déplacent : En crabe
      • Nous arrivons le surlendemain 10 juin à 13H00 à Annapolis, qui est apparemment la capitale de la voile des USA .  Comme le dit Gérard à tout bout de champ depuis que nous sommes arrivés dans cette ville : « Ça troue le C.. »  recherchez dans les origines grecques : Anna – Polis.
    •  Bien ceci étant dit, la ville est mignonnette, et à 40 min de voiture de Washington . C’est ce que nous allons faire pendant quelques jours, il y a tellement de choses à voir, et les musees sont gratuits.
    • Le 12 juin petit apero le soir à Bord d’Anthea avec l’ensemble des bateaux présents de Medhermione ; 21 personnes sur l’arriere , Gerard n’avait jamais vu ça.
    • Je quitte, précipitamment Anthea, Gerard et Vero le 13 pour un décès dans la famille, et termine donc là, ce voyage extraordinaire autour de l’Hermione. 
      • Merci d'avoir suivi fidèlement mes aventures tout au long de ces semaines de mer
  •  
  •  
  • Nous étions ammarrés juste à Coté de L'hermione, ainsi un peu de notre prestige a rejailli sur elle ....

Video de Yorktown à Annapolis/ Alexandria, Whashington.

Le Mémorial de le 2e Guerre Mondiale à Whashington:

      • Plus important que tout, le premier doughnut Kripy Kreme d'Hugo !
      • Une institution aux US! Ces doughnuts ont été élus les meilleurs du monde par moi même, réuni en congrès spécial !
    • Il a aussi apprécié Anthéa !

 

Petit apéro avec les bateaux présents à Annapolis, 21 personnes à bord, un record:

Yorktown toujours

Nous sommes donc arrivés a York Town vers 1h du matin. Et le lendemain, j'ai fait cette photo que je ne suis pas près de refaire :

Le bateau marron est une réplique des nefs utilisees par les premiers colons.

Les autres bateaux de MedHermione sont partis les uns pour aller à Alexandria , cad Washington, les autres vers Annapolis, ou l'Hermione fera ensuite escale, pour s'éviter 190 milles de l'aller retour.

Nous allons faire de même et aussi pour essayer de réparer le propulseur d'étrave, qui a perdu son hélice.

À bord de l'Hermione nous avons retrouvé notre ami Yann, son commandant:

Trois ans de préparation pour pouvoir prendre celle là :

Table à carte de l'Hermione :

Et le magasin de cordages :

 

 

York Town

Nous y sommes !

Anthea a rejoint l'Hermione à York Town.

Cette image est extraite de la web cam accessible ici: http://york.crservicesinc.com

 

MedHermione à YorkTown, L'arrivée officielle de L'Hermione

Le malentendu est levé, Anthéa est réintégrée à MedHermione. Nous allons pouvoir jouer avec tout le monde ! 

Toute la Flotille sera ce soir réunie sur le quai de Riverwalk Landing, à YorkTown.

L'Hermione nous rejoindra demain matin à l'aube  avec force coups de canons. Tous les bateaux seront dehors pour l'accueillir.

Un grand moment que je vais malheureusement rater puisque je ne retourne à Norfolk que samedi, mais j'ai confié la mission à Dominique de couvrir l'évènement.

Il a intérêt à assurer...

Mais c'est ce qu'il a fait depuis que je lui ai confié mon enfant.

Henri

Aujourd'hui Henri repart pour la France.

Merci pour le coup de main, ainsi que pour l'endurance dont tu as fait preuve sous les grains ! :))

A bientôt,  bonne route jusqu'à New York et bon vol.

Et dire qu'il n'aura même pas goûté les donuts Krispy Kreme ! Il aura une autre chance je pense ....

L'HERMIONE EST AU USA !!!!

 L'HERMIONE est mouillée en attente des douannes, pour la clearance d'entrée.

Nul doute qu'elle aura un traitement de faveur!

ANTHEA est tout près!

Ce soir L'Hermione et Anthéa seront à NORFOLK !

Topo de Dominique :

Henri est bien arrivé en forme. Nous appareillons lundi A/M deux à bord pour le reste du voyage vers Yorktown.
 
 
Le vent meteo me paraissait favorable, finalement il ne l'est pas ; nous restons sur l'ICW et sommes bloqués au premier pont tournant pendant 1,5 heure, la raison expliquée par le gardien du pont est une attaque de requin sur la plage du coin « Shark Attak ». Nous avons vu passer la police et des ambulances a fond sur le pont, toutes sirènes hurlantes. Le soir petit mouillage tranquille et le mardi se passe au moteur sans cas particuliers autre qu'un petit échouage sanas gravité. Nous avons également établis les voiles pendant deux heures, le temps le permettant, Pendant que je préparais le déjeuner, Henri a vu un alligator traverser le canal. Dingue
Mouillage et dîner dans un endroit magique ; nous avions l'impression d’être sur un lac trop plein, des arbres poussaient dans l'eau.
Mercredi nous décidons de rejoindre la mer, le vent a l'air favorable. Vers 14H00 nous sortons par Little River Inlet . Nous hissons les voiles et faisons route vers Southtown. Bateau à quai dans une marina pour la nuit.
Le Jeudi matin, nous avons 2,5 nds de courant face à nous pour remonter une grande partie de la Cape Fear river ; cela nous prend pas mal de temps. Arrivant à un pont tournant, G erard nous voit passer depuis son cabinet dentaire à St Laurent du Maroni, grâce à une web cam. C'est fou le progrès. Le soir nous avions repéré une marina, qui s'avère minuscule et un peu zonarde, et j'ai du mal à rentre dans le port (échoué deux fois à petite vitesse – il n'y a pas la hauteur d'eau indiquée ou le bateau a un tirant d'eau plus important? - A suivre) . Nous nous accostons en extérieur au quai de ravitaillement.
Le lendemain, vendredi c'est notre dernière étape pour Beaufort. Nous y parvenons en fin d’après midi. Bière – visite
Beaufort, petite ville mignonnette, et tranquille. Jolies maisons. Visite du maritime muséum.
Nous repartons dimanche matin à la première heure, pour profiter du courant arrière. Forte bise l’après midi. Mouillage a l'ouvert du canal d'Alligator River.
Lundi lever tôt. Le vent est tombé ; au début d.u canal, nous apercevons coup sur coup quatre biches qui viennent boire à la fraîche au bord du canal ; superbe
 
 
 

BEAUFORT, NC

A ne pas confondre avec Beaufort SC, plus au sud.

Nos fiers marins  font escale dans cette ville de Caroline du Nord. LIEN.

Voilà des videos qu'Henri a fait en cours de route. C'est lui qui est doué ou seulement sa caméra???

Sinon pendant ce temps l'Hermione a fait une escale aux Bermudes : VIDEO

Elle se rapproche !

GRANDE PREMIERE !!!

C'est une Grande Première !

J'ai laissé Anthéa aux mains de quelqu'un d'autre !

Pour la bonne cause: soigner les oubliés de la République en Guyane.

Nous avons loué une voiture (un superbe van Chrysler) et nous sommes redescendus à Miami, avec  Véro, et Coco, pour prendre l'avion. Paris direct pour Coco, nous Paramaribo (Suriname, pays voisin de la Guyane, plus pratique pour rejoindre St Laurent du Maroni) via Curaçao.

Jamais, depuis que j'en suis propriétaire, Anthéa n'avait navigué sans que je sois à bord.

Bon Ok Dominique la connait maintenant à fond ( presque) et il a toute ma confiance

Mais... quand même ça a été dur... et ça l'est toujours !

Véronique et moi  rejoindrons  le bord le 6/6 à Norfolk.Nous allons sans doute rater l'arrivée aux US de l'Hermione.

Mais ensuite je me suis libéré jusqu'en septembre, donc plus d'interruption professionelle !

Heureusement Henri s'est jeté dans un avion depuis CAsa et a accouru à Charleston pour lui donner un coup de main.

Il n'a pas l'air de trop souffrir:

Et puis il y a les web Cams!

Voilà ce que je viens de récupérer sur le net, depuis la Guyane , au boulot, enfin, deux photos extraites de la vidéo en direct de Wrightsville:

LIEN

 

C'est beau la technique !

Comme ça je vais les surveiller ! 

 

L'aventure continue, Charleston, South Carolina

Même sur l' ICW, on peut avoir des aventures:

 Nos nos problèmes moteur se sont soldés par une panne complète !

La courroie d'alternateur a fini par céder, et ainsi la pompe à eau ne tournait plus provoquant une montée en température ultrarapide  du moteur. Stop !

Nous avons donc atteint un mouillage  sûr à la voile en bordure de l'ICW.

J'avais une courroie de rechange à bord mais iImpossible de réparer immédiatement, a moins d'être une tortue Ninja !

Le moteur devait refroidir avant de bosser dessus.

Nous avons donc fait jouer l'assurance Sea Tow, pour se faire remorquer jusqu'à la marina la plus proche. C'est une assurance qui, pour un prix modique, couvre tous les USA, et vous assure un remorquage gratuit, en mer comme sur les canaux.

Simple comme un coup de fil! Une demi heure plus tard les gars étaient là, compétents et efficcaces.

On a bien fait car la note était salée: 700 $... soit 350 $ de l'heure, pour 140 de cotisation, c'est vite ammorti.

Nous avons donc passé une nuit à la marina Skull creek (Hilton Head Island). Cette marina fait partie d'un complexe immobiler immense. Une sorte de village des schtroumffs où tout est beau, des villas magnifiques, aux jardin entretenus à la perfection, des courts de tennis, piscines, country club, des lacs, potagers séparés dans une zone réservée, pistes cyclables, et puis juste après la sortie (cad 3 km plus loin...) un complexe commercial chic. Le meilleur des mondes!

Le matin nous avons  pu réparer, en principe définitivement ce ¤§%%/@ing !!!! alternateur.

Un petit échantillon du talent de Dominique et de l'ambiance sur les canaux, avec passage d'un pont à 65 pieds de "clearance".

Même si on sait qu'il y a 4.5m de rab, c'est toujours impressionnant:

 

Sur l'Ashley River à Charleston:
 
Arrivés à Charleston nous sommes allés visiter Magniolia Plantation.

Véro a pu jouer les Scarlett :

 

 

Ma Véro , sublime, comme toujours ...                                      

Coco et Véro:

Nous sommes allés aussi chez Buba Gump , repas très inspirant pour Véro:  

On a pu assister aussi à un superbe  concert du Charleston Symphonic Orchestra, devant le batiment des douannes:

Coco, Véro, et moi avec un sourire sardonique dont j'ignore l'origine  ...

Nous sommes passés aussi sur une exposition de Voitures customisées:

Ceci dit, Charleston est une ville superbe, une vraie ville! avec un centre ville , étudiants, artistes, boutiques (il y a même Louis Vuiton!).

Les alentours sont somptueux, comme tout le vieux Sud.

Bref un endroit ou il doit faire bon vivre. A rajouter en haut de la liste des possibles .....

Rétrospective du mois de mai :

 

Billet de Dominique:

 

Découverte de Savanahh, des maisons célèbres dans les allées ombragées du quartier victorien, des jolis parcs placés de façon régulière, toutes les deux rues, nous passons un dimanche sous le charme de cette ville ; accompagnés par les écureuils qui sont dans tous les arbres. Le old city bus nous balade de la cathedrale de St John le baptiste jusqu'aux entrepôts de vente du coton. Tout est toujours là. Halte sur une place ou la musique y est permanente, fournis par des groupes qui se succèdent
Lundi, nous vérifions le moteur et une fois encore, l'alternateur principal est dévissé. Nous reprenons le jeu, et race à des clefs mieux adaptés pouvons serrer plus sérieusement les attaches de fixation. Après 4 heures de navigation, la courroie lâche et nous sommes obligés de stopper le moteur car la pompe à eau n'est plus alimentée, non plus. Heureusement cela se passe dans une baie ouverte, et je peux dérouler le génois qui grâce au vent de ¾ peut nous stabiliser dans le lit de la rivière. Nous avons le courant contre nous, mais le vent forcit un peu, et nous pouvons nous diriger vers un mouillage d'attente. On mouille à la voile, et nous attendons un bateau SEA TOW qui va venir nous remorquer.- Gérard avait en arrivant aux USA pris cet abonnement, c'est fort heureux-
Prise de remorque et c'est à Skull Crekk Marina (tête de mort – c'est prédestiné) que nous trouvons refuge pour passer la nuit, refroidir le moteur avant intervention mardi matin.
 
Mardi nous sommes fin prêts avec Gérard pour l'intervention sur la bête. Au programme : changement des courroies des deux alternateurs. Toutes les pièces de rechange sont à bord. Il officie, je l'aide par mes encouragements, mes conseils, mes analyses (en fait je lui passe les outils). Nous ne tombons pas sur des complications, le tout est réalisé en 2,5 heures. Petite vérification moteur tournant : touto va bene. Au résultat : deux courroies et un tee shirt à la poubelle (le mien, j'ai été obligé de me faufiler un moment pour passer la tête sous les alternateurs). Nous appareillons vers 11H00.
 
Navigation sans soucis jusqu'à 19H30 ou nous mouillons a proximité de la route.
Le lendemain matin nous appareillons après avoir vérifié notre travail sur le moteur de la veille, tout est en ordre.
Rien de nouveau par la suite, nous arrivons à Charleston vers 15H00 dans l’après midi, juste au moment ou un cumulonimbus que nous avons vu se former se rapproche en grondant dangereusement. Quelques minutes plus tard, c'est le déluge. éclairs, foudre vent pluie ; le ciel s’abat sur notre tête en quelques minutes et nous sommes obligés d'attendre une petite demi-heure que ça se calme avant d'accoster à la Marina Harbor Ashley. Nous partons en fin d’après midi, découvrir le centre ville.
 
Jeudi matin nous partons chercher une voiture de location et découvrons les environs de Charleston ( plantation de riz, quartier Français de la ville, le coton, Autant en emporte le vent….)
jeudi soir, dîner au restaurant Bubba Gump ; tout est à effigie de Forrest Gump et rappelle le film du même nom qui passe en boucle sur un écran du bar. Nous sommes dans la region des crevettiers ; les crevettes sont bonnes, la soirée aussi.
Vendredi matin, au réveil, Gérard nous avait acheté des Doughnuts (petits beignets bien beurrés avec du sucre glace dessus). petit déjeuner de luxe donc.
Vérification de toutes les réparations faites sur le moteur; tout est OK.
Les douaniers viennent nous voir et nous signifient leur mécontentement ; nous devons leur signaler tous nos déplacements (du voilier), chose que nous n'avons pas faite depuis Key West ; cette fois ci c'est un rappel, la fois suivante c'est 5.000$ d'amende.
Nous allons rendre visite au reste de la flottille Medhermione, qui est pour partie amarrée dans la marina voisine.
Après midi dans la ville et le soir Concert en plein air devant l’hôtel des Douanes : Rossini, Tchaïkovski, Gershwin ; le concert était precedé de l’hymne américain, moment solennel ou tout le public est debout la main sur le cœur et chante à l'unisson. C'est toujours très émouvant.
Samedi départ de Gérard, Vero et Coco qui partent en voiture prendre leur avion à Miami. Je reste seul à bord et attend Henri qui devrait arriver dimanche dans la nuit.

 

 

 

 

 

 

ICW ou Intra-Coastal Waterways

La côte Est des USA , de la Floride jusqu'à New York est une cote basse.

Pas de relief, une sortee d'immense camargue.

L'ICW est en fait un réseau de canaux reliant des estuaires et des rivières. On peut y naviguer avec un voilier car les ponts sont, soit suffisamment hauts (65 pieds de hauteur libre, soit 20m environ), soit ouvrants. bien sûr pas de vagues à craindre ici, et le vent y est faible en cette saison. Alors évidemment, on navigue au moteur, mais en toute sécurité dans un calme absolu. Ce qui plait beaucoup à Véronique...Rigolant

Le paysage se déroule tranquilement, soit dans les "marshes", vastes étendues ou l'eau serpente entre les champs d'herbes aquatiques, soit dans des passages plus ressérrés dans la forêt ou en zone habitée. On y voit de superbes maisons agrémentées de leur ponton privé équipé d'ascenseurs à bateau.dont l'esthétique ne laisse aucun doute sur le goût des propriétaires ainsi que sur leur santé financière...

C"est une navigation très plaisante et paisible. On fait des rencontres très typiques comme ce crevêtier:

Ou cet "Air Boat" foncan:t comme un malade dans les marshes:

Tout ça est habité par une faune exceptionelle, des poissons, des oiseaux en très grand nombre, grues, hérons, pélicans, ospreys (balbuzards). Et un nombre incroyable de dauphins dits d'estuaire.

Le soir au mouillage on les entend respirer autour du bateau. L'ambiance y est d'un dépaysement extraordinaire.

Il y a aussi les Manatees, ou lamantins. Grosses bestioles pataudes qui se déplacent avec lenteur dont on n'aperçoit que le museau, le dos et la queue. Cette photo n'est pas de nous bien sûr:

L'ICW nous as donc mené de Cap Canveral en Floride, en passant par St Augustine, jusqu'à Savannah, en Géorgie . Ville superbe et animée, dont vous aurez des photos plus tard...

Petit topo de Dominique:

Nous appareillons de Cap Canaveral Mardi 12 mai tôt le matin pour l'ouverture du pont basculant. Tout de suite après c'est le passage d'une écluse, nous nous transformons en mariniers ; c'est le début de notre saison batellerie. Dans l’écluse deux dauphins se promènent avec l'idée de passer dans l'Idian River. A la sortie de l’écluse, un Manatee passe a coté du bateau ( Lamantin) . La journée se passe à chenaler et passage sous les ponts, tantôt ouvrants tantôt suffisamment haut (60 pieds).
Des moments de nature sauvage, et brusquement des villes arrivent à nous, avec de tres jolies petites maisons avec leurs appontements privés . Il faut aimer la pêche, et alors c'est le pied.
Un moment j'étais à la barre, et patbadaboum le bateau s’arrête en sautillant ; on est échoué, en regardant effectivement un peu plus loin, on aperçoit une bouée rouge que je n'ai pas respectée, car pas vue. Je suis sorti du chenal ; après plusieurs tentatives, la marche arrière à fond, nous réussissons a sortir de notre situation désespérée ; le moteur a sérieusement chauffé, le maintien a faible régime suffit à le refroidir. Ouf c’était moins 2 que nous passions une douzaine d'heure à attendre que la marée remonte, car nous avons bien entendu un petit marnage (et le courant qui va avec).
En fin d’après midi, nous arrivons à Ste Augustine – Refueling, visite de la ville espagnole, qui n'a plus grand chose d'espagnol . Un vieux fort, une petite ville mignonnette, nous dînons dans un petit resto sympa, un chanteur/guitariste ayant joué avec Crosby, Nash- still- young. Extra.
Jeudi 14, nous partons tôt le matin pour d'autres rivages, la journée se passe à la découverte de maisons superbes et de leurs petits pontons privés sur le canal, le soir mouillage dans une petite baie isolée et tranquille.
Vendredi 15 mai, au cours d'une petite vérification du moteur, Gerard découvre qu'un des alternateurs a perdu deux de ses trois boulons de fixation ; la courroie n'était plus en place, nous ne nous en sommes pas aperçu, la veille ; incroyable. Après recherche des pièces manquantes au fond du bateau, nous arrivons à trouver les éléments de fixation en secours de l'alternateur et pouvons repartir. Nous avons perdu 2,5 heures. Le reste du trajet est mouvementé aujourd'hui ; une guerre contre les taons a été déclarée à bord. Une nuée de ces ennemis volants nous assaillent, par escadrilles de dix kamikazes. Chacun a bord a sa claquette en main, c'est hécatombe, l’holocauste. Mais cela ne se fait pas sans dommage, les piqûres font mal et c'est finalement la nuit qui nous sauve des insectes ( les taons ne sont pas qualifiés vol de nuit). Nous trouvons une petite crique abritée, et pendant la soirée, nous sommes entourés de dauphins qui nagent autour de nous, sans doute en chasse. Nous ne les voyons pas, mais entendons leur souffle de respiration ; c'est magique
.
Samedi 16, au matin petite vérification du moteur avant de partir ; pas de soucis. La navigation ne pose pas de problème, nos amis les taons sont avec nous, tout va bien.
En début d’après midi, petite frayeur, au passage du diable (Devil Gate), sur la rivière qui mène à Savannah, la sonde indique très peu d'eau, et la marée est basse ; autant dire que nous n'avons aucun pied de pilote. Nous avançons à vitesse très lente, mais à un moment, la vitesse est trop lente, car nous sommes échoués ; ca s'est fait en douceur, mais quand y'a pas d'eau, ben y'a pas d'eau.
Après plusieurs tentatives avant/arrière, nous retrouvons un peu d'eau et pouvons terminer notre navigation vers Savannah.

CAP CANAVERAL

Retour sur 2007.  Lors de la première croisière d'Anthéa cette année là nous nous étions arrêtés à Cap Canaveral,  avec François. Un plaisancier sur le quai m'avait appris que le lancement d'Atlantis aurait lieu deux jours plus tard.  Nous avions pu donc y assister. 

Aujourd'hui les navettes ne sont plus utilisées,  et comme nous sommes allés au Space center,  j'ai pu retrouver "ma" navette exposée:

Très impressionnant à voir de près. 

C'est devenu un objet historique. Intéressante visite en tous cas où l'on a pu apprendre quels étaient les projets de la NASA. 

Demain nous reprenons notre cheminement vers le nord par les canaux cette fois. C'est l'ICW,  intracoastal waterways pour les anglophones. Prochaine étape : St Augustine. 

Le billet de Dominique :

A l'arrivée à Marathon Key, le 05 mai, pas grand chose à voir, nous allons avec Al visiter l'hopital des tortues. Il n'y a que les américains pour inventer ca.On a vu la misère du monde des tortues..... Une bonne biere au Pink café, très appréciée par Anne Laure... 
 un petit bain dans la piscine de la marina, et nous voilà repartis vers Fort Lauderdale
La traversée se fait dans les ICW (Intercoastal waterways) ; 4/5 m d'eau sur des étendues immense en bord de cote, mais avec des écueils réguliers. La trace est donc un slalom programmé. Précision de la navigation obligatoire, surtout de nuit.
A fort Lauderdale, le 08 mai, nous louons une voiture pour nous balader à Miami ; visite d'un musée, petit bain de plage, on nous avons vu quelques beaux spécimens des starlettes locales, un petit apéro à l'happy hour devant Miami beach et on rentre. Il y a des moments ou le champ de vision est dans un méli-mélo de tombolo routier, d'autoroutes, et autres streets dans le coin est vraiment extraordinaire,
Nous laissons A Laure samedi 09 mai à l'aéroport de Miami , et après avoir fait quelques courses, nous appareillons pour une longue navigation vers Cap Canaveral.
Beau temps pour la voile au départ, qui se transforme en pétole et donc moteur pour la plus grande partie de la navigation.
Tout d'un coup, un petit oiseau se pose sur le pont et inspecte le bateau. Dedans, dehors, il se pose sur les mains les épaules. Il est chez lui.
Nous le perdons en arrivant en fin d’après midi à Cap Canaveral ; dans l'embouchure de l'inlet (entrée/sortie de l'ICW) nous apercevons des dauphins qui naviguent tranquillement.
Lundi 11 mai, nous nous levons pour aller visiter le centre spatial G Kennedy a cap Canaveral.
Le taxi = 50 $ ; l'entrée de centre 50$ - le déjeuner 50$ (pour trois) – le retour en taxi : 45$ ( on a fait une affaire). Tout est cher aux US. Tout est à 50 $
Le centre spatial est superbe, mais on sent que les américains sont à la recherche d'un nouvel élan dans la conquête spatiale.
Retour au bateau pour une soirée à bord et un appareillage le 12 tôt en matinée
 

MIAMI et Fort Lauderdale

Nous sommes aujourd'hui à Fort Lauderdale. 

Anthéa retrouve sa dernière escale de 2007.

Après une navigation d'une petite journée qui nous a mené à Marathon, nous sommes repartis vers 11h avant hier pour un trajet pépère au moteur.  Pas de vent, et mer absolument plate.

Nous avons emprunté le Hawk canal. Ça n'est pas un canal à proprement parler mais la zone entre la côte de Floride et le récif extérieur. En fin de nuit voilà le spectacle: Miami by night.  Anne-Laure repart aujourd'hui pour la France. Selon météo nous pensons monter directement jusqu'à St Augustine

ENFIN les USA !

Bon après ARUBA, mon  vol suivant m'a amené à PANAMA, ou je suis resté bloqué aussi une nuit pour cause de surbooking! J'aurai  mis deux jours et demi pour revenir de Guyane...

J'ai donc retrouvé les filles à La Havane.

Dominique et Anne-Laure devant arriver le 1er  mai à Miami, nous avons appareillé le mardi 28 vers midi, pour une traversée sans autre problème qu'un très gros orage.

Arrivée à Key West le lendemain à 3 h du matin.

Douane par téléphone, puis mouillage dans la baie pour attendre le jour, et dans la matinée, entre deux orages nous avons pu enfin aborder les USA.

Comme demandé par les autorités, nous nous rendons à leurs  bureaux, et là, patatrasse, nous devenons des délinquants !

On nous avait dit qu'il y avait une tolérance pour les importations depuis Cuba, une boite de cigare et une bouteille d'alcool par personne.

Et bien non. Cette tolérance ne s'applique apparemment qu'aux arrivées en avion.

Ca se termine par une confiscation des objets du délit, ainsi que toutes les provisions fraiches, c.a.d pas grand chose, quelques tomates, oignons, steacks hachés congelés etc...

Les deux officiers sont un peu génés aux entournures d'être contraints à cette procédure et s'en excusent, mais la loi est la loi.

Bonne ambiance quand même et on nous souhaite la bienvenue aux US.  Nous sommes maintenant en règle.

Sauf que... l'organisation Medermione avait prévu une procédure plus protocolaire, par l'arrrivée d'un bateau en éclaireur pour  préparer celle de la flotte.

Mais, la météo,  mes obligation chronométrées de retour en Guyane et la récupération de Dominique le 1er m'imposaient de partir à cette date.

Notre statut de contrevenant ajouté à ça... notre incartade involontaire a jeté un certain froid... qui se solde par notre exclusion du rallye MedHermione. 

Dont acte.

Je suis profondément désolé de la tournure des évènements. Nos contraintes sont très différentes de celles des autres participants qui sont pour la plupart retraités et disposent donc d'un capital temps différent. Nous ferons avec et, sauf évolution, nous suivrons donc désormais l' Hermione en tant qu' indépendant.

Key West est une petite ville, touristique certes, mais très vivante et sympa.

Très bonne musique dans les bars et restaurants.

Nous y avons loué une voiture pour aller chercher Anne Laure et Dom à l'aéroport de Miami, et comme la météo est défavorable à la remontée, nous en avons profité pour aller visiter les Everglades.

Balade en "air boat", en vélo, petites randos à pied en forêt, rencontres multiples avec les aligators. 

 Puis de fil en aiguille, nous avons fini à Naples, sur la côte ouest de la Floride, petite ville très très  chic,  bain au coucher du soleil dans le Golfe du Mexique.

Nous venons de revenir à Key West pour attendre que le vent tourne, sans doute pas avant mercredi. On prend du retard, mais ce soir ça sera le "Sloppy Joe" pour: fish & chips, bière et musique !

Voilà maintenant le topo de Dominique :

Reprenons le fil de notre conversation après une rupture de communication due à mon retour éclair en métropole pour retrouver A laure, effectuer quelques heures de travail à la préfecture maritime, faire naviguer les PMM, etc …..Décollage de Cuba à 17H00 loc – posé à Paris 17H00 loc le lendemain après une escale à ????? MOSCOU – (avion de l'aoroflot). Long mais pas trop cher
Pendant que Gerard fait la navigation entre La Havane et Key West, nous prenons l'avion retour avec A Laure le 01 mars Paris – Miami ; Gérard vient nous chercher à l’aéroport ; le bateau est resté à Key West.
La navigation est compromise le long des Keys, car il y a beaucoup de vent E-NE, nous partons à 5 (avec Vero et une de ses copines Coco) visiter les Everglades ; découverte de cette région de marécages, visites de fermes d’alligators, balade en Airboat dans les marais. Nous passons trois jours en pleine nature, randonnées, circuit en velo au cours duquel nous voyons beaucoup d'alligators que nous aurions pu toucher, avec un peu plus d'audace … ou d'inconscience.
Un jour à midi, il était presque 14H00, nous avions faim, loin de tout dans la réserve des Everglades, nous trouvons un bar au milieu de rien ; on rentre, un gars etait sur une estrade et balançait des airs de Country, j'avais l'impression d'entendre Chet Atskins ou son frère, il avait un picking digne de Marcel Dadi. A un moment il nous a même fait seul la musique du film « le bon, la brute et le truand ». incroyablement dépaysant. Le soir nous filons vers Naples sur le Golfe du Mexique, coucher de soleil inoubliable au bord de l'eau
Enfin, retour à Key West ou nous retrouvons Anthea ; la ville est chouette, superbe et originale. Beaucoup de musique, Hemingway avait raison de choisir ce bel endroit pour y vivre. Les maisons colloniales sont superbes, bien léchées.
Nous appareillons le 06 mai au matin pour un transit au moteur (vent dans le pif, 10/15 nœuds) vers Key Marathon ou nous passerons la nuit.

ARUBA

Survécu de justesse... 

Si si! De retour de Guyane vers La Havane,  le premier vol depuis Paramaribo m'a amené à Aruba. 

Le vol suivant devait m'amener à Panama et le troisième enfin,  à Cuba. 

Sauf qu'un oiseau facétieux à jugé bon de faire un tour dans un réacteur... 

Nous voilà cloués au sol ,  logés dans un palace sur la mer,  jardin paysagé à la Disney,  dans ce paradis de carton pâte qu'est cette île d'Aruba,  tout près du Venezuela. 

Si vous voulez passer des vacances au soleil,  ne venez pas ici!  Île sans aucun intérêt.

hôtel Radisson, Aruba

Portrait

Le portrait d'un homme qui sort de l'ordinaire, par ses compétences, son engagement et sa modestie aussi.

Bon vent Yann !


(il faut malheureusement attendre la fin de la pub...)

CUBA toujours

La Havane:

Anthéa est à la marina Hemmingway au sud-ouest de la Havane.

De retour à L'usine pour deux semaines, j'ai de nouveau un accès internet normal. Cuba, comme chacun le sait n'est pas un paradis des libertés... Il n"y a AUCUN WIFI public !!! Des fois que ça donne des idées à la population...

Véronique est restée à bord d'Anthéa, sa copine Coco a rejoint le bord. Dominique est parti en France et nous rejoindra avec Anne Laure à Miami.

Comme vous l'a raconté Dominique, nous avons donc squizzé la république Dominicaine et Haïti, pour aller directement à Cuba.

Je le laisse donner sa version du trajet Baracoa à Puerto Vita:

Nous appareillons donc jeudi 02 de Baracoa vers 14H00 vers Bahia de Vita qui est notre point d'entrée actualisé.
Navigation avec un vent de NE force 3. Nous filons à 6 noeuds avec Misaine et Genois.
Après une nuit de navigation nous arrivons dans la baie par un passage en eaux très resserrées mais bien balisées.
Grande baie abritée ou nous mouillons une première fois devant un dock de travail ; puis après plusieurs contacts radio, nous comprenons que la marina est au fond de la baie, nous ne l'avions pas vue.
Changement de mouillage donc, puis attente de la venue des officiels.

Ça y est, alors que nous étions en train de déjeuner, bien sûr, un zodiac avec un médecin arrive a bord, et commencent les festivités. Petites questions sur la provenance ( Afrique ?) et prise de température (crainte du Virus Ebola)
Après un rapide interrogatoire de principe et avoir rempli un formulaire fantoche, le médecin s'en va et nous confirme que nous pouvons abaisser le pavillon jaune (quarantaine ) et aller à quai. C'est ce que nous faisons, et au bout d'une heure, une deuxième vague d'officiels viennent a bord, avec chien renifleur, inspection sanitaire, immigration, etc.... pour finalement obtenir le visa tant recherché dans l'après-midi.
(Ils nous ont fait mettre toute l’électronique dans un placard ( GPS , Iridium, VHF) pour y mettre les scellés le temps de l'escale (un bout de scotch posé en travers)

Découverte de l'ile de Cuba d'abord dans un gros village Santa Lucia, jour de fête nationale ou tout était fermé ; vendredi saint?
Nous apprenons que le soir il y a sur la place un concert de musique et décidons de rester jusqu'au soir. Visite de la gare locale ou nous trouvons des locomotives et des wagons datant de 1925 maintenu en état de marche.
Dîner dans un resto local qui nous a permis de changer un peu des dollars en Pesos et nous participons à cette petite fête locale sur la place. La bière n'est pas chère, distribuée par un tuyau relié à un fut embraqué sur un camion ; chacun vient avec une bouteille en plastique pour se faire remplir son litre
Les cubains sont chaleureux, accueillants et nous offrent des coups à boire. Ils discutent volontiers, mais sont parfois difficiles à comprendre, dans un espagnol, un peu enivré, et souvent édenté.
Petite information pour ces dames, la mode est aux faux ongles très longs et peints multicolore. C'est très chic.
Apres une nuit a quai, nous allons le lendemain matin dans un hôtel pour changer de l'argent et retournons à Santa Lucia car il y a marché local le matin.
Folklorique, et sympa; pas beaucoup de choses à vendre finalement. Au cours d'une balade dans le village, Gerard trouve un joueur d’échec avec lequel il s'engage pour quelques minutes de plaisir en toute liberté. En fait le plaisir a été pour l'autre, car notre capitaine n'a pas sauvé l'honneur.

En fin de matinée, après avoir laissé à bord d'Anthea les quelques légumes trouvés sur place, nous partons en taxi (vieille voiture américaine GMC de l’après guerre maintenue en état, c'est par nécessite, la seule solution trouvée), nous partons vers Holguin petite ville de 250.000 habts. Virée haute en couleurs qui confirme le coté chaleureux des contacts avec les cubains.
Sur le retour et sur notre demande, le chauffeur nous dépose devant un marché gouvernemental, ou nous espérons pouvoir acheter des oeufs et du fromage ; il n'y en a pas, les étals sont pratiquement vides. Dehors après quelques tractations, nous obtenons ce que nous cherchons, mais par le biais de la contrebande. Les œufs sont tous blancs??( mais bons) ; à la sortie de la ville, le chauffeur Frederico s’arrête boire un verre de jus de canne à sucre, nous en prenons également un ; pas mauvais et très rafraîchissant.
Le soir dîner à la Marina dans un joli cadre, pour pas cher.

Version Dominique sur le trajet Puerto Vita vers La Havane:


Dimanche 05 avril, nous schuntons la messe de Pâques, pour appareiller vers 08H15, après le passage des officiels qui nous accordent le droit de navigation non sans nous avoir posé les questions d'usage........
185 miles à parcourir jusqu'à l’étape suivante qui est la marina de Cayo Guillermo. Navigation facile avec un courant de 1-2 nds qui nous porte à 6/7 nds sur le fond.
Vero se plaint d'avoir été piquée sur tout le corps et veut se gratter en permanence ; par la suite nous trouverons chez Gerard et Vero de multiples petits boutons urticants, moi pas. Il semblerait qu'ils aient attrapé la «gratte » ; c’était vraisemblablement la veille au soir au resto, ils ont pris du poisson, moi pas.
L'arrivée sur Cayo Guillermo vers 13H00 est sportive. On ne voit rien que des plages de sable et des hôtels, abrités derrière une barrière de Corail. Un autre bateau nous explique à la radio que la passe est marquée par une bouée blanche, le port ne répondant pas bien sur. nous sommes presque sur le point d'abandonner , puis nous apercevons cette funking bouée, et trois bateaux moteur se dirigent eux aussi vers la cote. Nous les suivons et découvrons effectivement un chenal le long de la barrière de corail, non balisé. Arrivée à la marina, plein de gasoil. Stationnement « along side »
Nous sommes le seul voilier étranger dans cette marina « internationale » ; je rappelle donc : « pas de balisage pour une approche très dangereuse.
L’après midi, après les formalités d'usage, nous partons au premier hôtel pour essayer de nous connecter à Internet. Petit tour sur la plage (comme sur les cartes postales), et on reste un petit moment les pieds en éventail au bord de la piscine. Et retour a bord pour le dîner, car en fait il n'y a rien d'autre sur cette petite île que des hôtels. Le village le plus proche est à 77 km.
Le lendemain matin, appareillage pour la suite de notre périple ; la sortie du port ne se passe pas bien, nous nous échouons par deux fois, alors que la veille nous étions passé au même endroit dans l'autre sens ; il y a une petite marée, mais la différence d'eau était vraiment infime. Après nous être désensablé facilement, nous remontons le chenal et retrouvons la haute mer avec un certain soulagement.
Bon vent bonne mer ; la nuit se passe et nous arrivons au petit matin en vue de Cayo Blanco, une petite ile isolée, halte prévue au mouillage dans des eaux turquoises.
Le coin nous avait été décrit comme désert, nous trouvons 4 gros catas échoués et des tas d'autres bateaux au mouillage, c'est la foire d'empoigne. Sur la plage, toute une organisation pour les touristes embarqués pour l'aventure d'un jour avec animateur et sono . On se met au mouillage et après une sieste réparatrice, au moment du départ vers 16H00, tout ce beau monde avait disparu, (retournés dans leurs hôtels) et la plage est toute à nous : trop tard, on appareille pour la dernier partie du transit.
Route et vitesse calculées pour arriver devant la marina Hemingway le lendemain, tôt le matin. Beaucoup de vent, et un courant parfois contraire (branche du Gulf Stream), nous imposent une mer hachée et fatigante.
Le lendemain matin, jeudi 09 avril, pas de surprise en arrivant à la marina, les officiels embarquent tres rapidement à bord ; a commencer par un douanier et son chien qui  fait mine d'inspecter le bateau. En fait il voulait un bakchich, il n'a rien inspecté du tout ; en revanche les autres ont bien rempli les même papiers administratifs que nous réalisons a chaque escale maintenant, sans demander autre chose que des signatures . Ouf.
En début d’après midi, cap sur la Havane après avoir range le bateau.
Une ville qui a été belle, et qui entreprend d’énormes travaux de réhabilitation ; mais beaucoup de belle façades ou belles villas d'antan sont malheureusement trop endommagées. Les Cubains sont à la Havane tout aussi gais et accueillants, mais leurs démarches sont intéresses, fini les services ou les renseignements gratuits. Le touriste est un tas de dollars, il faut le faire cracher.
C'est également le lieu de concentration, le plus important, sur la planète de voitures américaines des années 50. C'est fou. Toutes proposées en taxi pour les touristes.
Dîner sur place accompagné par un orchestre aux sonorités rappelant le Buenavista Social Club ; ca c’était un très bon moment.

Ma version de la partie d'échecs : Le gars était "Cappa Blanca" ce qui est  parrait-il un grade très élevé dans la hiérarchie échiquéenne cubaine, et j'étais à un coup de le mettre mat. Il a sauvé sa mise avec élégance et efficacité en étant toujours sous ma menace térrifiante ! Mon honneur est sauf! Langue tirée

Le contact que nous avons eu avec la population a effectivement été très amical, ces gens sont très attachants. Mon ressenti est celui d'un immense gachis. Cuba est dans un état proche de la misère, et on y ressent une grande peine pour cette population amicale, souvent cultivée, privée de l'essentiel. Pour ce que j'ai pu constater, les soins prétenduement gratuits ne s'étendent pas aux soins dentaires... Les cohortes d'édentés qu'on y rencontre en témoignent.

Lorsqu'on aborde le thème de la démocratie, les regards deviennent lointains et les propos "mesurés"... On sent leur attente...

Salaire mensuel moyen: 270 CUB (Peso d'état, non échangeable), correspondant à 15 CUC (Peso "convertible) cad 15 euros...

Oui il y a deux monnaies différentes en cours, la monnaie d'état étant la seule utilisable dans les magasins d'état et les échoppes "particolar"destinées à la population locale.

L'épisode du marché d'état de Holguin est emblématique. Des étals déserts, impossible d'acheter des oeufs et du fromage dans une ville de presque 300.000 habitants... Sauf au marché noir.

Et les boulangeries d'état où l'on doit faire la queue pour acheter l'unique type de pain distribué, des relents de France sous l'occupation. Mais ils prennent ça avec la philosophie que l'on doit être obligé d'avoir dans un état policier.

Queue à la Boulangerie d'état, à Holguin.

A la Havane toutefois, on trouve quelques boulangeries/patisseries "particolar", cad indépendantes avec plus de diversité dans les produits proposés.

La Havane serait, a été, somptueuse, si elle ne tombait pas en ruine. Les immeubles aux façades magnifiquement travaillées foisonnent. Souvent, seulement la façade subsiste. Ces merveilles d'architecture à l'abandon sont un crève coeur.


Les ressources du tourisme, Hotels et Marinas sont toutes captées par des sociétés "privées"appartenant à l'évidence à des apparatchicks du parti.

Hors La Havane, les touristes sont parqués dans des hotels sur les Cayos, sur la mer, loin de la population qui n'y est transportée en camion bétaillère que  pour y travailler.

Cayo Guillermo:

Cayo Guillermo

Fête à Santa Lucia, Véro drague Clin d'œil. Tout y est, la voiture à cheval, la bière qu'on remplit au camion, la musique. Ce  brave gars a perdu ses illusions, un frère et deux de ses amis dans les folies guerrières de Castro en Angola. Il avait les larmes aux yeux, il s'est essuyé, a remis ses lunettes, puis il s'est mis à danser...

Merci l'ami pour la leçon de vie.


Café Londres à la Havane. Notez l'arrangement des cordes de la guitare du soliste, spécialité cubaine.

Bailando contigo !

Habana,

  

 

 

 Notez l'état de la Gare Centrale....

Je me demande si Véro ne tourne pas un peu gérontophile?Incertain    


                                   

On n'a pas pu résister à ce piège à Toutous, mais j'ai donné une piècette au chauffeur! Cadillac Eldorado 1950 avec V8 d'origine, quand même!

Le break est l'ancètre 1955 de  mon chevrolet, il nous conduit jusquà Holguin.

Les "scéllés"! il a fallu enfermer le téléphone satellite, les gps portable et la VHF portable dans ce placard, des fois que ça puisse servir à un Cubain pour naviguer vers la liberté !Stupidité politico-administrative, quand tu nous tiens!

 Embouteillage à Santa Lucia, jour de marché.

Transports à émission CO² minimum

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CUBA !

BOnjour,

Désolé pour cette absence, nous avons navigué et à Cuba internet est pour le moins sporadique...

Pas le temps d'être plus long pour l'instant à bientot. Nous sommes à l'instant à Cayo Guillermo, côte nord de Cuba.

Trajet PONCE (Puerto Rico) à Baracoa, Cuba , un billet de Dominique:

Samedi 28 mars. Formalités effectuées, petit plein de vivres frais, après une petite visite de la ville ; nous sommes tombé sur un marché artisanal sur la place du centre ville, les produits qu'ils vendent sont d'une naïveté primaire, et d'un goût douteux. 
(Fin de chargeur, ramassez les douilles). Bref peu d’intérêt, et l’état de l’immobilier est à pleurer.
Bref c'est la visiblement la crise dans le coin. Recession quand tu nous tiens
Nous appareillons Dimanche 29 mars aux lueurs du jour, et naviguons toute la journée sous voile, en, vent arriere vers Savana ( vent d'Est /20 nds). 
Nuit calme, le vent tombe et nous mettons le moteur en appui pour garder notre moyenne. 
Le lundi matin, nous arrivons comme prévu le long des cotes de St Domingue, et à l'ouvert de la baie de Savana 
La mer est belle, le vent de NE faible; navigation facile. 
Puis changement de portage, Gerard qui sans doute ruminait ca depuis longtemps, prends la décision apres une concertation de principe de schunter caremment le mouillage en baie de Samana, et de continuer sur Cuba ; 
et cette décision va se retourner contre lui: deux jours de navigation difficile
- c'est d'abord des pb de PA (boitier de commande ou compas). On teste le boitier qu'on a trouvé dans une poubelle à la marina d'el Rey ( authentique ; identique mais d'une version antérieure ) ; 
il fonctionne mais pas mieux. Apres plusieurs tentatives, on remet le boitier précédent, et ca a l'air de tenir
- la meteo est contre nous ; on retrouve le temps de la traversée transatlantique ; de la mer et des grains. 
- pendant un moment on s'est même retrouvé avec un petit vent de face 
Mercredi 01 avril, pas de poisson, mais de l'eau. Matinée sous la flotte, ca fait deux jours que nous n'avons pas vu le soleil.
Navigation de nuit pour rejoindre le point d'entrée à Cuba : Baracoa
On y arrive le Jeudi 02 avril à 04H00 du matin ; mouillage de nuit dans la baie pour nous reposer un peu apres une nuit ou le bateau était transformé en machine à laver (avec les entrées d'eau douces régulières qui vont bien).
Vers 08H00 les officiels arrivent ( à trois dans une petite embarcation qui ne demandait qu'à couler à la moindre vague ; un avait vraisemblablement un uniforme de maitre de port, l'autre etait en civil et baragouinait l'anglais, le troisième etait là pour faire avancer le frêle escif à la rame.
Tous les renseignements ont ete noté sur un agenda standard qui a afit office de document officiel, et on nous a gentillement demande d'aller faire nos formalités ailleurs.
Petite baie ou nous decouvrons une végétation tres differente de ce que nous avons vu jusqu'a present ; beaucoup de palmiers, cocotiers et des plages de sable noir, pas tres propres.
Nous appareillons donc vers 14H00 vers Bahia de Vita qui est notre point d'entrée actualisé.

 

Puerto Vita !

Bon t'es réveillé ? On est à Puerto Vita sorte de no-man land, pourrais tu avoir le cour de la monaie locale face au dollars ?
Voila le genre de message que je reçois, pour une fois ce n'est pas au milieu de la nuit... Bien entendu tout le monde sait dans quel pays se trouve ce bled. Puis comme je suis en plein travaux de peinture j'ai bien entendu un PC sous la main et je n'ai à faire que ça...
Bon ok j'avais un PC sous la main. Maintenant je ne suis pas certain qu'ils arrivent à faire la conversion car c'est plutôt compliqué étant donné que c'est du 1 pour 1. J'espère qu'ils vont s'en sortir.....
Vous aurez compris que tout va bien. Ils attendent le pasage des autorités pour mettre pied à terre.

Cabo Rojo !

On passe le Cabo Rojo, pointe sud ouest de Puerto Rico, on trace vers la baie de Samana, côte est de la République Dominicaine, sous voile... (tu peux mettre à jour) 
Bon comme vous l'aurez compris ce n'est pas Gérard qui vous écrit, mais son humble serviteur. Bien sur je ne joins pas de photos de "jolis rochers..." car je n'en n'ai pas sous le coude !

Pour nos navigateurs tout a l'air en ordre.

Alors pour les commentaires... Non c'est bon j'ai compris je sors !

Puerto Rico !

Nous sommes maintenant à Ponce, voir le billet de Dominique pour les péripeties.

Demain c'est le grand départ pour le plus gros trajet d'une seule traite, vers La Havane.

Nous ferons sans doute un stop à Samana en République Dominicaine, mais le trajet va excéder 900 milles vers La Havane, Véro est enthousiaste ...

Je laisserai Véro et le bateau à la Marina Hemingway àau Sud de la Havane pour aller bosser.

Nous serons donc joignables exclusivement sur le téléphone satellite pendant une semains au moins à partir de dimanche.

Petit billet de Dominique:

Bonjour
Apres les îles vierges anglaises rejointes après une nuit de navigation, ou nous avons pu apprécier des immenses blocs de granit plongés dans la mer, qui forment avec le sable de ramifications étonnantes
Virgin Gorda a des airs des Lavezzi mais avec des blocs un peu plus gros, et sous les Caraibes (je dis ca pour les Corses et les connaisseurs ;t° de l'eau etc...)
Apres les formalités (d'entrée) d'usage, petit mouillage à Malone Bay pour le fun et le lendemain, cap sur Tortola. Accostage à Road Harbor, dans une marina plutot sympa. Il faut que je monte en haut du mat, car la drisse de spi s'est entortillée ;c'est maintenant une habitude, pas de soucis pour l'assurage. Tout est fait dans un temps eclair.
Mardi 24 mars, pendant que Gerard fait les formalités de depart, moi je prends le bateau régulier pour rejoindre Charlotte Amali - Ile vierge americaine de St Thomas; car je dois faire mon visa d'entrée des etats unis en arrivant par un bateau public, et non un betaeau privé. C'est un peu compliqué, moi meme je n'ai pas bien compris, et le douanier, lui n'a rien compris àce que je racontais
Du coup, il m'a filé mon visa, et j'ai passé la journbée à attendre Gerardet Vero qui sont arrivés avec le bateau en fin de journée à la Marina French Town.
Ile tres touristique, avec beaucoup de gros bateaux de croisieres; (sans grand interet)
Le lendemain, a la première heure, mise de cap sur Porto Rico ; que nous rejoignons en fin d'apres midi, après un mouillage pour déjeuner, dans la baie d'Almodovar, à Culebra ; Petite baie abritée par une barrière de corail, nous étions presque seuls.
Le 26 mars nous passons la matinée à faire les formalités de port et de douane, et le reste de la journée à San Juan, capitale. 
Je dis le reste j'ai tord, car nous avons passé pas mal de temps dans les taxi, et autres bus pour les transits (qui nous ont permis de vivre des moments forts  financièrement, et humainement) . La morale de cette histoire, est qu'à Porto Rico, il faut a tout prix louer une voiture, les taxis et autres bus collectifs sont hors de prix. Et à 17H00 tout est fermé. Qu'on se le dise
Vendredi 27 mars, appareillage vers 09H00 pour transiter sud Porto Rico vers notre port de sortie pour les formalités : Ponce.
En fait nous avons passé la nuit au mouillage dans la baie de Salinas, apres avoir embouqué le chenal de l'enfer ( je n'invente rien). Nous etions tres concentré sur les pavés de corail . et c'etait bien ainsi. Mais finalement L'enfer n'etait pas si terrible
 
Appareillage ce matin samedi 28 mars à 06H00 pour Ponce; arrivée vers 10H00. Formalites de Douanes, etc , etc ...

Virgin Islands

Nous voilà dans les vierges.

Iles vierges anglaises d'abord , en commençant par Virgin Gorda. après une nuit sous spi, nous voilà ici.

Inccomprehensibles ces amoncellements de rochers alors qu'il ny a pas de relief dans cette zone.

mais bon, l'eau turquoise on s'en lasse vite...Cool

Du coup nous sommes a Tortola d'où Dominique va prendre un ferry pour St Thomas, US Virgin , car il n'a pas de Visa et doit faire son entrée USA à bord d'un transport public. On va le récupérer après car nous, nous sommes en règle !

Comme vous pouvez le constater j'ai des problèmes d'affichage des photos avec ce fucking IPad! Je laisse tomber pour ce soir...

C'est reparti !

Voilà l'équipage est au complet après la session Guyanaise,  Véronique,  Dominique et moi-même. 
Nous appareillons dans quelques heures vers Virgin Gorda pour 80 milles de navigation vent arrière. 
Le pilote est remonté,  et les voiles ré-endraillées.
Un petit mot de Dominique :
 Bonjour
Apres une découverte de l'ile pendant le séjour d'Anne laure il y a déjà 10 jours, la ville de Marigot n'a plus de secrets pour moi, et je connais tous les boui-boui ou plutot les "lolo" puisque c'est comme ce qu'on dit ici situés à moins de 20 min à pied du port.
le meilleur rapport quantité/qualité est dans un chantier naval 11,5 € pour une petite entrée, plat principal et dessert / boisson comprise. Sympa, les pieds dans l'eau, .....mais dans un chantier naval.
On ne peut pas tout avoir...... 
Jogging et lecture sont les seules occupations saines pour le corps et l'esprit.  
L'escale de Marigot se termine dans l'attente d'un nouveau départ, prévu demain 21 mars.
 Les petits travaux a réaliser dans la perspective du départ sont pratiquement terminés. Apres avoir refait l’épissure en œil de l’écoute du genois, Il reste à endrayer cette voile qui a été réparé par un voilier. 
Appareillage donc, jusqu'à une prochaine escale . ......

MAUVAISE LANGUE

Finalement je suis une mauvaise langue.

Dominique ne se les roule pas pendant que je sauve des vies en Amazonie Française.

Il a bossé comme un fou depuis le départ d' Anne Laure.

Comme quoi la mauvaise foi paye toujours.

Il a :

-nettoyé les fonds - changé la batterie - bidouillé l'électricité, démonté le moteur du pilote en attendant le neuf que Véro m'a apporté, fini la transformation des poulies  initiée par Jean Patrick, bu des piña coladas etc...

Comblement de la zone de ragage dans les poulies ouvrantes:

PHOTOS de la TRAVERSEE

Jean Patrick a pris de nombreuses photos, dont certaines arrivent à rendre l'état de la mer, ce qui n'est pas si facile.

Cliquez sue ce lien:  PHOTOS de la TRAVERSEE

Vous pouvez déclencher un diaporama en cliquant sur l'icône idoine.

Bilan "à Chaud" de la traversée

Quelques petites réflexions sur notre traversée:

METEO :

Rien à voir avec la précédente en 2007 ... qui avait été du gateau tout du long.

Au contraire cette fois-ci çà a été mer forte(très forte...) vent soutenu, mais tout à fait gérable. Ce sont ces houles croisées, de 3 m minimun qui nous ont pourri le trajet. Le bateau partant régulièrement en glissade d'un coté ou de l'autre, les déferlantes "mouillantes" (Jean Patrick en a un bon souvenir), la pluie avec des grains permanents et le froid ! Oui le froid! nous avons gardé les vestes de quart la nuit jusqu'à la fin ! Tropiques vous avez dit ? Tout ça s'est soldé par une fatigue conséquente. Mais nous sommes des hommes rudes et nous avons résisté ! Sourire

ROUTAGE METEO:

 Les Majors David CHARDEBAS  et Willy  PECCEU ont eu la gentillesse de nous fournir des prévisions quotidiennes par l'intermédiaire du téléphone satellite. Celles-ci nous ont permis d'optimiser notre trajectoire.

Qu'ils en soient ici grandement remerciés !

EQUIPAGE:

Je dois souligner le comportement irréprochable de l'équipage, qui malgré les conditions difficiles et les chatiments corporels infligés par le Capitaine sous le moindre prétexte, n'ont à aucun moment manifesté le désir de se mutiner et gardé leur humour. Bravo ! Notre amitié en est ressortie encore renforcée !

SPI:

En 2007 je n'avais pas de Spi, et  je fondais l'espoir de gagner deux ou trois jours grâce à lui.

En réalité son usage a été assez bref, les conditions de vent et de mer n'étant pas adaptées. Nous avons néanmoins mis sensiblement le même temps que précédemment alors que notre trajet a été  plus long de 250 milles environ.

ORQUES:

Malgré les doutes manifestés par certains nous avons bel et bien vu des orques. L'un d'eux nous a même montré son museau et son ventre blanc à 5m du bateau !

Subjugués, nous n'avons pas eu le temps de  faire des photos, il va falloir nous croire sur parole !

PILOTE AUTOMATIQUE:

Mea culpa, je n'ai emmené ni spare pour le moteur, ni kit de réparation. Il est vrai que j'ai été un peu surmené avant le départ avec la fin du chantier de la maison.

Toutefois nous n'aurions pas pu l'utiliser de toutes façons sur la plus grande partie du trajet en raison des conditions de mer.

CUISINE:

Chapeau à Dominique qui en a assuré l'essentiel! Ce qui lui a valu une côte fêlée lors d'un mouvement un peu brutal du bateau...

Il semble vouloir changer la donne pour la suite du voyage....Clin d'œil

BLOG:

Merci à François qui a tenu quotidiennement à jour le blog. Je lui rendrai la pareille lors de sa traversée ....Cool

ARRIVEE à ST MARTIN et JOURNAL de la TRAVERSEE

En Bas à Gauche: Jean Patrick, en bas à Droite : Dominique, en Haut à Gauche: Léon, et votre serviteur en noir.

 

Nous voilà donc à St Martin, Marina de Fort Louis.

Léon et Jean Patrick sont retournés en France.

Je suis reparti en Guyane pour bosser un peu, mais Dominique se les roule à bord.

Il a tenu un journal de la traversée que voici:

Mardi 03 février 06h00 :

Le dicton du jour : Pingouins dans les champs, hivers méchant.

Nous nous retrouvons à la gare de Toulon pour prendre le train vers Marseille ;

J’arrive un peu avant les autres et m’aperçois rapidement que le train prévu est annoncé avec 15 minutes de retard. Le temps de changement de train à Marseille étant compté, je file aux renseignements pour avoir plus de détails sur le retard. On me signale une panne de signalisation à Aubagne et l’immobilisation des trains dans cette gare. Donc un problème qui peut durer beaucoup plus que 15 min. Je me dirige vers Gérard et León qui viennent d’arriver pour leur annoncer la bonne nouvelle. Apres quelques moments de palabre, et de réflexion intense, nous décidons de transiter vers Marseille en voiture pour tenter d’attraper le train de 08H08 vers Barcelone. Gérard va se faire rembourser de ses billets et nous attendons Véronique qui s’y colle avec sa Mini-Cooper.

Vero arrive à la gare et nous embarquons dare dare les bagages pour filer sur l’autoroute. Les chances sont minces d’arriver à la gare avant 08h00. Et effectivement nous manquons le train de 3 ou 4 minutes malgré une conduite musclée de Gérard qui n’a toute fois pas perdu de points sur ce trajet. Jean Patrick est lui  bien installé dans son wagon de première au chaud et roule vers Barcelone.

Le temps est froid et de grosses perturbations dans le trafic sont déjà indiquées sur les tableau d’affichage de la gare ; des averses de neige perturbent le passage des train dans la vallée du Rhône. Apres les renseignements d’usage, et la justification de notre bonne foi, j’obtiens la possibilité de nous raccorder à un nouveau train qui nous amène dans un premier temps à Montpellier puis une correspondance nous déposera vers 19H00 à Barcelone ; c’est parfait.. Changement des billets (sans surtaxe) et nous partons effectivement vers Montpellier vers 10H00. Arrivée effective vers 12H15, nous nous dirigeons vers un restau pour déguster une bonne viande afin de nous réchauffer. Il neige.

                                                                                      

Nous sommes à la gare de Montpellier et attendons notre train prévu à 16H25. Apres quelques minutes d’attente, le tableau d’affichage annonce 20 minutes de retard sur ce train. Je pars aux renseignements, et la gentille contrôleuse m’annonce, après une recherche sur son ordinateur, qu’en fait le train est bloqué dans la vallée du Rhône, et qu’il aura environ une heure de retard. Apres un calcul rapide cela veut dire 20H00 à Barcelone pour un avion qui décolle à 21H00 ; c’est trop hasardeux, d’autant plus qu’il n’y a aucune certitude sur l’horaire du train. Nous sommes dans la M.. et nous imaginons devoir passer la nuit à Barcelone pour prendre l’avion du lendemain. Et après quelques minutes de réflexions intenses, Gérard et son sourire carnassier nous annonce qu’il a un neveu Cedric, résidant à Montpellier, qu’il vient d’appeler et  qui pourrait nous véhiculer sur Barcelone. Banco, décision est prise d’opter pour cette solution ; tant pis pour les billets de train qui pourront éventuellement être en partie remboursés sur demande écrite…..

Mardi 03 février 17h00 : 

Cedric arrive devant la gare et nous pouvons embarquer avec le sourire. Nous sommes confiants sur l’issue de cette course contre le temps ; la voiture, une Mégane tourne bien. Cedric nous laisse effectivement au terminal 2 de Barcelone à 20H00. Apres le passage aux contrôles habituels, nous retrouvons jean Patrick dans la salle d’attente avant embarquement. L’équipage est au complet, l’avion est à l’heure ; nous nous poserons à Lanzarote comme prévu à 23H30 loc (soit le 04 fév. à OH30 heure française) . <nous sommes debout depuis 05H00 du mat ; après la location du véhicule à l’aéroport, les 15 minutes de trajet nous permettent de prendre possession du bateau vers 01H30 du matin. Branchements…. Faire son lit … Dormir.

Mercredi 04 février 2015

Le dicton du jour : Horizon pas net, reste à la buvette.

Matinée courte consacrée à la répartition des taches dans l’équipage :

Leon et Gérard accomplissent des taches de préparation du bateau

-       Niveau des batteries de servitude – changement des relais de démarrage moteur défectueux ; Vidange d’huile moteur ; changement du filtre à huile ; vérification des équipements de radionavigation ( pb d’interface avec les ordi et le GPS ) ; Problème sur le groupe électrogène qui manque de puissance ( après investigation , découverte d’un fil coupé dans le régulateur) ; vérification de l’Osmoseur.

-       Début des courses de ravitaillement dans les super marchés locaux

Gérard nous confirme le besoin de caréner le bateau compte tenu des concrétions et de la barbe présentes sous la coque ; rendez vous est pris pour la sortie de l’eau le lendemain.

La température semble printanière ; la moitié des gens sortent en tee-shirt. Mais la petite couverture le soir est indispensable.

Jeudi 05 février 2015 :

Le dicton du jour : Un verre ça va, 3 verres... ça va, ça va, ça va.

Appareillage du quai vers 08H45  pour présentation au chantier naval ; passage des sangles et hissage du bateau  après nettoyage au Karcher, calage sur le chantier pour carénage.

Pendant que Gérard et Léon s’activent pour débuter le nettoyage des concrétions, puis la peinture antifoulling,  Jean Patrick et Dominique partent rechercher le reste des approvisionnements en produits frais.

Le bateau étant sur le chantier jusqu’au lendemain matin, les repas seront pris aux restaurants de la marina. En fin d’après midi, la voiture est rendue et l’équipage fin prêt pour l’appareillage.

Joli soleil au cours de journée, passée en polo – petit pull pour le soir

Vendredi 06 février  2015

Le dicton du jour : Le pastis se trouble quand on le mouille. Les filles, c'est l'inverse...

Comme convenu, le bateau est mis à l’eau vers 10H00 ; après un passage à quai pour un lavage extérieur de la coque, nous quittons le quai pour le dernier ravitaillement Gasoil.

Nous quittons Lanzarote à 12H30, c’est le début de notre aventure nautique ; la préparation du bateau a été réalisée dans un temps record. A la sortie du port c’est un vent de NNE 4 qui nous attend, et nous établissons rapidement les voiles pour une navigation sans moteur. Gérard s’aperçoit que lors d’une manœuvre, l’encornât a été éclaté, le bois a cédé sous la pression du galhauban.

La réparation est remise à plus tard. Dans l’après-midi, les premiers quarts de nuit s’organisent, nous restons en vue de cote près des grandes Canaries.

Il fait très frais sur l’eau et le quart se fait avec polaire et veste de mer.

 Samedi 07 février 2015

Le dicton du jour : - Pluie en novembre, Noël fin décembre.

A 08H00 (TU) : 27°35,07’N  014°29,41’W – E2 –M2

Le vent tourne en  matinée et passe à L’est. Nous avons la visite de Marsouins, qui viennent s’amuser sous l’étrave. Le temps étant plutôt clément et la mer calme, Gérard et Léon aidés de Jean Patrick réalisent deux plaques en acier inox pour prendre en sandwich la pièce de l’encornât fatiguée. Réalisation soignée réalisée en un temps éclair qui permettra vraisemblablement de naviguer jusque dans le Maine avant changement de la pièce de bois pour réparation définitive.

                

Premiers coups de soleil pour les plus audacieux ; la soirée reste fraiche

Dimanche 08 février 2015

Le dicton du jour : Qui pisse loin ménage ses pompes !

A 08H00 (TU) : 26°26,28’N  015°35,85’W – E3 –M2

Le vent au cours de la journée oscillera entre E3 et le NE2 pour caler en fin de nuit. Nous avons démarré le moteur par intermittence à partir de 16H00 pour le garder en permanence à partir de 21H30. C’est le début d’une série de journées sans vent  qui vont entamer sérieusement nos réserves de gasoil.

Au cours de la journée, quelques baleines passent assez loin du bateau, et des marsouins viennent jouer le long du bord.

Lundi 09 février 2015

Le dicton du jour : Le bœuf est lent, mais la terre est patiente 

A 08H00 (TU) : 25°20,78’N  017°32,58’W – E1 –M1

Le vent ne dépasse pas Force 1 – journée au moteur. Les marsouins viennent nous divertir quelque peu ; les Météorologistes qui nous suivent à Toulon, ne prévoient pas de vent. C’est confirmé

Le matériel de pêche a été disposé depuis quelques jours, mais rien ne mord, pour l’instant

Journée sans soleil, et sans moral

Mardi 10 février 2015

Le dicton du jour : " Quand le goéland se gratte le gland, c'est qu'il va faire mauvais temps. Quand le cormoran se gratte le cul, c'est pas bon non plus! "

Pas de vent – Un vent de N2 s’est levé pour la nuit. Les voiles sont disposées en appui moteur

Mercredi 11 février 2015

Le dicton du jour : Ceux qui boivent pour oublier sont priés de payer d'avance, merci.

A 08H00 (TU) : 23°08,77’N  021°27,68’W – N1 –M2

Au petit matin le vent est tombé. Vers 08H00 au moment du petit déjeuner, nous sommes visités par deux couples d’Orques qui passent à 5 m du bateau. Evénement incroyable qui est une première pour tous à bord.

Le vent se relève vers 11H00 au NNE 3. On coupe le moteur et les voiles sont hissées pour le plaisir de tous. La mer est belle ; la journée est magnifique.

Jeudi 12 février 2015

Le dicton du jour : Quand le merle chante en mai, avril est fini.

A 08H00 (TU) : 22°03,97’N  022°59,41’W – NE3 –M2

Les nouvelles de nos météorologues sont rassurantes, le vent est maintenant là. Nous établissons le spi en ciseau avec le Génois léger;

Le vent s’établit à force 4 au cours de la journée. Nous faisons quelques pointes à 6 nœuds, mais une moyenne de 4 nœuds sur la journée. Nous terminons les vivres frais ; tout commence à  s’abimer ; ce qui reste est passé à la cocote minute et congelé. En fin de journée un grain nous arrive par l’arrière ; on rentre vite le spi et le bateau est rincé (pas beaucoup en fait)

La nuit le vent a forci toujours de NE ; une forte houle combinée, nous empêche de dormir. Au cours  de mon quart, entre 2 et 5 heures, deux grosses méduses ont flashé lors de notre passage à proximité de leurs positions ; la mer s’illumine le long du bord, c’est magnifique.

Vendredi 13 février 2015

Le dicton du jour : Gourdin du matin, pipi sans les mains.

A 08H00 (TU) : 21°07,42’N  024°67,58’W – NE5 –M5

On est un peu KO, car nous manquons de sommeil ; le vent est toujours stable mais il ne passe pas à l’EST. Après une tentative de grand largue avec Génois et Misaine, nous revenons au vent arrière qui s’avère plus stable et moins inconfortable. Un équilibre dans l’équipage semble être trouvé après une semaine de navigation ; Dominique fait le repas de midi  - J Patrick fait la vaisselle de midi –  le repas du soir préparé indifféremment par les uns ou les autres – Léon fait la vaisselle du soir. Le café est préparé par le plus offrant (le chocolat diminue a vue d’œil, comme les vivres à bord) .

Il devrait nous rester 15 jours de navigation ; journée en tee-shirt, nous sommes enfin dans les Alizés. Les prévisions MTO nous annoncent du vent donc OK

Les quarts du nuit sont organisés entre 20H00 et 08H00 le lendemain soit trois heures par personne. De façon immuable, se suivent dans l’ordre Gerard, Dom, Leon puis JPat. Mais toutes les nuits nous décalons d’un quart, ce qui fait que nous tournons sur un cycle de 4 nuits.

Cette nuit, Léon commence le 20/23 ; au cours de son quart il réveille Gérard, le PA ne fonctionne plus. Apres analyse, il s’avère que c’est les pignons d’entrainement de la chaine d’accouplement avec la tringlerie de direction qui sont HS. La réparation si elle est possible, ne pourra être envisagée que dans les prochains jours ; pour l’heure il est indispensable de désaccoupler cette chaine de l’arbre. Alors que nous subissons une mer 4, Léon, s’équipe des outils nécessaires et réussit à faire le JOB. Bravo. Mais pour l’heure, il nous faut maintenant barrer ;  décision est alors prise de dédoubler les quarts de façon a être deux de nuit sur le pont. Une personne qui barre pendant 30 min et relais ainsi à jusqu’à la relève suivante. La contrepartie de cette organisation est qu’il faut faire deux quarts par nuit.

Le Vendredi 13 n’a pas usurpé sa mauvaise réputation.

Samedi 14 février 2015

Le dicton du jour : La bière est la preuve que Dieu existe et qu'il nous aime

Nous commençons cette journée un peu fatigués par la nuit mouvementée précédente. La météo est la même au cours de journée, un vent fort avec une houle résiduelle qui nous prend sur la hanche bâbord ; pas très agréable à supporter, mais nous avançons correctement, pratiquement vent arrière. Le démontage du Pilote est réalisé par Léon et Gérard attaque la remise en état des pignons usagés, sans garantie de réussite. Apres quelques heures de travail minutieux, le tout est remonté dans le moteur, mais la chaine ne pourra être remontée que le lendemain en profitant une petite accalmie.

Lors de l’après midi, l’écoute du génois lourd casse net à hauteur du tangon ; nous renvoyons le génois avec la contre écoute.

Au cours de la journée, les hommes se relaient à la barre, pendant que les autres se reposent. Les quarts de nuits sont reconduits suivant les mêmes modalités que la veille. Au cours d’un de mes quarts, en tandem avec J Patrick, les mouvements de roulis créaient des rentrées d’eau dans le cockpit, et nous avons a plusieurs reprises découvert du plancton fluorescent flottant dans le bateau avant d’être évacué par les passes coque.  C’était aujourd’hui la Saint Valentin ; nos petites  femmes chéries avaient le blues loin à terre. Elles nous l’ont dit.

Dimanche 15 février 2015

Le dicton du jour : Conduire ou choisir, il faut boire.

A 08H00 (TU) : 19°46,27’N  029°17,8’W – ENE3 –M4

Nous nous levons ce matin franchement fatigués ; un biscuit fera office de petit déjeuner. La météo est identique aux deux jours précédents ; mer forte, vent de 15/20 nœuds. Nous filons vent arrière au 260, pas tout a fait sur la route, mais finalement c’est nous qui faisons la route a suivre alors….

Au cours de matinée, Léon entreprend le remontage de la chaine d’assemblage du PA ; non sans mal, le travail est terminé avec succès, et les essais du PA son Concluants. Ca sera la super nouvelle de la journée. Pour ne pas trop tirer sur le PA, nous décidons de garder le pilotage manuel pour les quarts de jours, et de réserver le PA si besoin pour les quarts de nuits.   

Juste avant le coucher du soleil ; Gérard nous pèche une belle daurade Coryphène ; du coup nous changeons la programmation du diner ; notre daurade est préparée à la Plancha et je fais cuire du riz rapido. Délicieux, les sarcasmes envers Gérard sur ses promesses de pèches miraculeuses, vont devoir cesser ; dommage, on le tenait bien là……..

Les conditions MTO n’étant pas favorables cette nuit, nous gardons les quarts dédoublés.

Lundi 16 février 2015

Le dicton du jour : Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer.

A 08H00 (TU) : 19°04,1’N  031°28,58’W – NE2 –M3

Nous nous levons avec le vent qui tombe un peu ; et décidons de remettre le génois pour naviguer grand largue ; du coup nous remontrons un peu au nord, mesure de précaution au regard de la météo annoncée.  Nous restons à cette allure toute la journée et la nuit qui suit. La mer tombe un peu avec le soir, et nous décidons de reprendre les quarts de nuit en solo avec PA. A la fin du premier quart à 23H00, Dominique signale que les pignons sont en train de rendre l’âme, et nous décidons donc de rester en pilotage manuel permanent. Nous dédoublons donc les équipes en conséquence. La nuit se passe sans autre inconvénients ; nous avons toutefois un manque de sommeil évident au petit jour

Mardi 17 février 2015

Le dicton du jour : Caleçon qui gratte, morpions qui squattent

A 08H00 (TU) : 19°41,52’N  033°27,58’W – NNE3 –M3

Petites manœuvres de voiles pour nous replacer vent arrière au Cap 260 ; la mer est grosse et nous chahute quelque peu. A l’heure de midi deux dorades en vadrouille se sont arrêtées sur nos lignes. Deux, coup sur coup, vite on se reconfigure pour le déjeuner. Le reste de la journée se passe gentiment à se faire maltraiter par les vagues scélérates, a faire un peu de lessive et lectures variées.

 Quarts de nuit dédoublés, avec les mêmes équipes. Léon a fait un peu de lessive, qu’il a laissé sécher toute la nuit sur les filières dehors. Il était trempé d’eau salée au petit matin. Well done

Mercredi 18 février 2015

Le dicton du jour : Le calme avant la tempête

A 08H00 (TU) : 19°07,52’N  035°46,58’W – NE4 –M4

Journée en tout point identique à celle d’hier ; même MTO, même route, même mer. On se fait gansailler menu menu…… Nous avons vu nos premiers poissons volants partir à l’approche du bateau.

Finalement la journée est différente en fonction du menu du jour. Aujourd’hui, c’était salade de betterave a midi avec œuf dur et spaghettis avec du corned-beef le soir . Un régal.

Jeudi 19 février 2015

Le dicton du jour : Les exocets, dans nos assiettes

La pluie fait son apparition de plus en plus fréquemment ; il s’agit de petits grains sous cumulus. Le problème, c’est ca a peine le temps de sécher, (quand il y a du soleil), avant l’averse suivante.

Quand on rajoute les vagues scélérates qui vous arrivent de derrière à l’improviste, on passe son temps le cul trempé. J Patrick nous a trouvé un poisson volant mort à l’avant du bateau ; et qu’au cours des quarts de nuit, deux autres poissons ont terminé leurs courses dans les passe-avant. Tous ont été remis à la mer (lieu de sépulture naturel); nous ne sommes pas encore à cours de nourriture pour tester les Exocet dans nos assiettes.

Le vent est monté à l’ENE5 et mer 4 ; ca commence à bien bouger ; nous avons équilibré le bateau avec le génois lourd à Tbd et le léger un peu roulé à Bbd ; file à 6,5 nds .. Nous passons la mi-distance de notre trajet ; il nous faut encore 10 jours a 6 nœuds de moyenne

Vendredi 20 février 2015        

Le dicton du jour : Qui pisse loin ménage ses pompes !

A 08H00 (TU) : 18°19,2’N  041°11,8’W – NE4 –M4

La pluie est présente pour tous les quarts du matin et du soir; il s’agit de petits grains sous cumulus.  Petits grains accompagnés de sautes de vent qui nous poussent à 9 nœuds presque au surf sur les grosses vagues qui nous viennent de l’arrière

Il n’y a que l’après-midi qui nous permet de nous sécher et de somnoler au soleil bien mérité. Aujourd’hui changement d’heure, nous passons en TU – 1 heure 

Samedi 21 février 2015

Le dicton du jour : Pingouins dans les champs, hivers méchants.

Comme d’habitude la matinée se passe entre nuages, grains et pluie. Le  bateau avance bien, mais le vent nous porte au 260 ; Gérard a trouvé 5 poissons volant venus s’échouer sur le pont au court de la nuit ; mais pas de velléité de gouter le gout de la chair d’exocet. Gérard :

  • J’veux du lourd, j’veux des bonites d’la daurade, pas du poisson d’mascarade
  • J’veux du lourd, l’exocet dans les assiettes ca c’est de la rigolade

Au cours de l’après-midi, le génois lourd nous lâche ; la tresse en acier épissée de l’amure a été arrachée. Nous changeons de génois et replaçons les voiles en ciseau  Mais le  vent nous porte toujours trop sud.

La nuit la mer se calme un peu et le vent devient plus Est. On peut remonter un peu. Les grains en revanche sont  présents des le début de soirée pendant toute la nuit. C’est maintenant régulier depuis quatre jours.

Dimanche 22 février 2015

Le dicton du jour : Marin qui pisse au vent se rince les dents !

A 08H00 (TU – 1) : 17°58,52’N  046°16,35’W – ENE4 –M4

Journée qui se présente sur les mêmes errements que les précédentes ; une houle croisée avec forte mer. Des pluies pendant une grande partie de la matinée. On commence à en avoir un peu marre de ces grains permanents. Rien à pécher aujourd’hui….

Au cours de la préparation du repas de midi, je chute en arrière emporté par un mouvement de houle incontrôlé ; je tombe sans vraiment savoir ce qu’il y a derrière, et c’est une chance que je me sois rien cassé. J’ai même sauvé le bol de nourriture que je tenais à la main.  Je me précipite pour signaler mon désarroi, vexé que personne ne s’en soit aperçu d’une part, et furieux contre moi de ne pas avoir pris mes précautions. Du coup j’ai poussé un coup de gueule : « on pourrait peut être prendre la route alimentaire pour la cuisine, bord….de…mer….. » (Écrit et dit en français dans le texte). Interrogation du capitaine qui sent que quelque chose lui échappe !!  « Une route alimentaire ?? ». Et moi d’expliquer que sur la compagnie des bateaux gris, il est de coutume, quand il y a de la mer, de prendre une route plus calme pendant l’heure du repas. Ainsi l’équipage peut manger sereinement et tout le monde est content. La route est dans le sens de la houle, facile.

On le fait et surprise : Ca marche !!

Apres midi de soleil, de lessive et de lecture ; Gérard me dit ; ca y est c’est vraiment les alizes, l’air est plus sec. Je l’ai regardé en faisant la moue, et lui ai donné rendez-vous dans la soirée. Les premiers grains arrivent comme prévu ; et ils n’ont rien de différent que les grains dans une masse d’air humide !!!!

Premier quart de nuit en short, mais avec la veste de mer quand même………

Lundi 23 février 2015

Le dicton du jour : En Mathilda May, fais ce qu'il te plaît

A 08H00 (TU – 1) : 18°00,52’N  048°36,63’W – ENE3 –M3

Pas de surprise ce matin, en reprenant le quart à 08H00, un gros grain approche ; il ne fera que nous toucher en bordure, mais nous permettre d’apercevoir un magnifique arc en ciel de 180 ° qui entoure le bateau. Magnifique, mais pas de photos/. Nous naviguons dans une mer couverte de sargasses. Apres avoir gouté, J Patrick me signale que ce n’est pas mauvais ; …je lui laisse ma part.

Sargasses:

La présence de ces algues se manifeste également sur la ligne du bord ; nous remontons régulièrement  des touffes bloquées sur le plomb ou l’hameçon de la ligne ; au moins on ramène quelque chose…….

L’activité de développement de nuages arrivant a son apogée en fin d’après-midi, les quarts de nuit débutent toujours de façon assez calme, puis les passages de grain vont crescendo jusqu’au matin, ou chacun va étendre ses affaires a sécher vers 11H00 au moment ou ca se calme.

Mardi 24 février 2015

Le dicton du jour : Qui boit sans soif vomira sans efforts.

A 08H00 (TU – 1) : 18°17,3’N  050°42,7’W – ESE4 –M3     

Matinée en partie ensoleillée, entrecoupée de passages pluvieux. Le vent a tendance à tomber un peu vers 16H00 : nous tombons le génois lourd pour envoyer le spi.

Aujourd’hui nous changeons a nouveau d’heure ; et passons en heure UTC – 2 heures

Nous voyons passer un oiseau « le paille en queue », qui selon Gérard, qui est un fin connaisseur (en paille ou en queue je ne sais plus ??!), viendrait des iles ; la terre est donc proche.

Paille en queue, (la photo n'est pas de nous):

OK Quel plaisir de passer des quarts de nuit, sans se faire tremper jusqu’aux os. La mer était bien aplatie, et les nuages chargés de reproches nous sont passe à coté. Douce nuit

 

Mercredi 25 février 2015

Le dicton du jour : On boira du lait quand les vaches mangeront du raisin.

A 08H00 (TU – 2) : 18°28,94’N  052°48,84’W – ESE3 –M4

RAS ce matin, le soleil est radieux belle journée en perspective. A 5H20 nous avons passé le cap des 600 nq restant à parcourir, soit 5 jours à 5 nœuds. C’est notre objectif. Apres midi, le vent faiblit, nous mettons d’abord le spi pour garder un peu de vitesse, puis le moteur pendant 2 heures, histoire de garder la moyenne.

Comme tous les soirs, nos yeux sont rivés sur l’horizon pour le coucher du soleil ; ce soir une fois n’est pas coutume, nous avons eu un soleil dégagé au moment crucial et oh ! Surprise, nous l’avons vu : « Le Rayon Vert ». J Pat et moi, les autres ne s’étant même pas déplacés !;. les nuls !! Il était 21h20 UTC

Les quarts de nuit arrivent avec les mêmes équipes ; les débuts de nuit sont éclairés par la lune notre principal compagnon de voyage qui met un peu de fantaisie dans nos contemplations. Les nuages qui nous dépassent ont parfois des allures de figures humaines éclairées souvent de façon subjectives, qui nous regardent avec indulgence et compassion

Jeudi 26 février 2015

Le dicton du jour qui est la devise de notre skipper: Un jour je pensais avoir tord ; j’avais tord, j’avais raison

A 08H00 (TU – 2) : 18°33,4’N  055°08,3’W – E3 –M3

Le vent est bien établi ce matin a l’Est 5 ; nous filons dans une mer chahutée ; les couchettes de l’avant sont vraiment secouées. Il faut vraiment de la volonté, accompagnée d’une bonne dose de fatigue pour dormir dans ces conditions. Un paille queue est passé nous voir, et a disparu aussi vite qu’il est arrivé. Apres midi pas un nuage, on se dit que la soirée va être calme, et pas du tout ! Dès 18H00 les nuages sont là, et à 20H00, le premier grain est au rendez-vous. Cette nuit aura été arrosée ; personne n’a échappé a la douche.

Vendredi 27 février 2015

Le dicton du jour : Qui mange un oignon, rote comme un démon

A 08H00 (TU – 2) : 18°17,61’N  057°28’W – ENE3 –M4

Rien de bien particulier aujourd’hui ; la météo nous prévoit du vent jusqu'à notre arrivée ; c’est plutôt une bonne nouvelle. Les siestes de récupération sont de plus en plus longue, signe que l’organisme fatigue. J Patrick a même shunté le repas de midi (qu’il a ingurgité à 15H00, sans soucis).

Nous sommes toujours prévus pour une arrivée dans la nuit du 01 au 02 mars à Marigot.

La nuit va être difficile, avec des sautes de vent, rouler les voiles ; lancer le moteur ; aller dégager la contre écoute prise dans le bout dehors, etc… Non sans oublier nos grains favoris qui nous rattrapent toutes les 30 min. Une houle forte ; bref une nuit de merde pendant laquelle il a été dur de trouver le sommeil.

Samedi 28 février 2015

Le dicton du jour : Pluie en novembre, Noel en décembre ; mais Verglas en Avril, tricosteril

A 08H00 (TU – 2) : 18°08,52’N  059°43,58’W – ENE6 –M6

Vent force 6 ; et la mer qui  va avec ; décidément on n’est pas au bout de nos peines. Le bateau est transformé en mixer. Notre génois léger qui donnait des signes de fatigue au point de drisse, a effectivement rendu l’me ; avec beaucoup de peine, nous lançons le foc qui est notre dernière voile d’avant possible (il y a trop de vent pour le spi). Nous avons donc en ciseau, le génois lourd et le foc.

Advienne que pourra. Nous changeons d’heure et passons en TU – 3 heures

Quarts pour notre dernière nuit a la mer sans surprise ; temps plutôt sec ce qui mérite d’être souligné.

Dimanche 01 mars 2015

Le dicton du jour : Le mieux est parfois l’ennemi du bien

A 08H00 (TU – 3) : 18°03,68’N  062°17’W – ENE4 –M4

Pas de grosses pluies, cette nuit ; a part la houle toujours présente, les quarts ont été plutôt secs. Le vent en revanche est capricieux, et il faut serrer au plus prés (bien que vent arrière) pour rester sur la route. Vers 11H00, nous n’affichons plus que 4 nœuds. D’un commun accord ; nous décidons de mettre le moteur pour le reste de la traversée. Et vers 11H30 retentit le magique « terre » que Léon vient d’apercevoir.

Il s’agit de St Barth ; bientôt l’ile de St Martin est également en vue.

TERRE !

 Travaux à réaliser avant que les équipiers ne s’étiolent dans la nature ou avant le prochain appareillage :

  • Etanchéité col de cygne, passe-avant tribord
  • Etanchéité pieds de mats
  • Déposer le génois léger pour réparation écoute + point de drisse       
  • Batterie(s) moteur à changer
  • Pignons d’entrainement du moteur du PA a changer
  • Surchauffe du chargeur de batterie
  • Lazzy jacks misaine à replacer
  • Poulies tangon à revoir

on vient de passer la Pointe Blanche !

Message de Gérard
Dimanche 01/03 15h30 
TU - 4
Position : 17 59 N 63 02 O
Cap : Non indiqué
Vent : Non indiqué

Anthea route 19 1

On vient de passer La Pointe Blanche !
23 jours et 16 heures pour 2950 miles environ
On a perdu un génois lourd, plus rupture du point de drisse du génois léger et une batterie moteur HS
Bien content d'arriver !

Message de François
Et voila... Il semblerait que le Radeau de la Méduse va bientôt toucher terre...
Une belle première partie d'aventure qui se termine et qui laissera pour sur plein de beaux souvenirs dans la tête de ceux qui ont participé.
A nous aussi d'ailleurs !


Pour les commentaires c'est ici !
J'ai décidé de laisser le rouge... En fait il n'y a jamais eu autant de commentaires sur ce blog donc le rouge est la bonne couleur Rigolant