MAINE

MAINE !!!!!

Depuis Boston, nous sommes partis directement vers le Maine, avec comme équipiers supplémentaires deux "Mainers", mes amis Steven, à ma droite,  et Hughes.

Nous sommes arrivés à Rockland le 13 / 07, où John Foss, que je connais depuis 2002 pour avoir navigué sur sa goélette American Eagle, nous a accueillis à son quai privé. Cool!

Brian à maintenant une petite famille, Brooke, et Otis, son fils de 3 mois:

Le lendemain nous repartions pour Castine, au nord de la Penobscot Bay pour la dernière escale américaine de l'Hermione. Accueil incroyable dans cette toute petite ville.

Le Maine c'est le pays des goélettes, on devine Anthéa dans la brume derrière celle du milieu. Faut bien chercher hein ?

C'est là que nous avons quitté la flotille MedHermione qui continuait vers le Canada, à Lunenburg.

Redscendus à Rockland pour ramener Hugues, nous sommes repartis en amoureux avec Véro pour se plonger dans MON Maine...

Faites vous une petite idée...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On retrouve Américan Eagle et John à Pulpit Harbor, North Haven Island.

 

 

La goélette Heritage

 

Vous avez compris maintenant ??????      :-)

 

 

 

J'écrit ceci au mouillage à SouthWest Harbor, ce soir, 26/07, il pleut, ça arrive !

Véro nous a fait une Chowder au crabe. C'est une sorte de soupe épaisse, spécialité de la côte est. Délicieuse ! On peut la faire aussi aux Clams, Homard...

Samedi nous allons participer à la Eggemoggin Regatta, l'évènement nautique de l'été des Mainers .

Plus de 100 bateaux inscrits !

Tous en bois évidemment...

Je vise le prix du bateau ayant parcouru la plus grande distance pour participer à l'évènement !!!

J'ai mes chances :-))

 

Finalement nous sommes derniers au temps réel ... Mais on se rattrape au compensé!

 Inutile de rentrer dans les détails, imaginez seulement le plaisir qu'on y a pris en regardant la vidéo...

 

Au mouollage devant les installations de  Wooden Boat Magazine à Brooklin, Maine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yorktown toujours

Nous sommes donc arrivés a York Town vers 1h du matin. Et le lendemain, j'ai fait cette photo que je ne suis pas près de refaire :

Le bateau marron est une réplique des nefs utilisees par les premiers colons.

Les autres bateaux de MedHermione sont partis les uns pour aller à Alexandria , cad Washington, les autres vers Annapolis, ou l'Hermione fera ensuite escale, pour s'éviter 190 milles de l'aller retour.

Nous allons faire de même et aussi pour essayer de réparer le propulseur d'étrave, qui a perdu son hélice.

À bord de l'Hermione nous avons retrouvé notre ami Yann, son commandant:

Trois ans de préparation pour pouvoir prendre celle là :

Table à carte de l'Hermione :

Et le magasin de cordages :

 

 

York Town

Nous y sommes !

Anthea a rejoint l'Hermione à York Town.

Cette image est extraite de la web cam accessible ici: http://york.crservicesinc.com

 

MedHermione à YorkTown, L'arrivée officielle de L'Hermione

Le malentendu est levé, Anthéa est réintégrée à MedHermione. Nous allons pouvoir jouer avec tout le monde ! 

Toute la Flotille sera ce soir réunie sur le quai de Riverwalk Landing, à YorkTown.

L'Hermione nous rejoindra demain matin à l'aube  avec force coups de canons. Tous les bateaux seront dehors pour l'accueillir.

Un grand moment que je vais malheureusement rater puisque je ne retourne à Norfolk que samedi, mais j'ai confié la mission à Dominique de couvrir l'évènement.

Il a intérêt à assurer...

Mais c'est ce qu'il a fait depuis que je lui ai confié mon enfant.

BEAUFORT, NC

A ne pas confondre avec Beaufort SC, plus au sud.

Nos fiers marins  font escale dans cette ville de Caroline du Nord. LIEN.

Voilà des videos qu'Henri a fait en cours de route. C'est lui qui est doué ou seulement sa caméra???

Sinon pendant ce temps l'Hermione a fait une escale aux Bermudes : VIDEO

Elle se rapproche !

ICW ou Intra-Coastal Waterways

La côte Est des USA , de la Floride jusqu'à New York est une cote basse.

Pas de relief, une sortee d'immense camargue.

L'ICW est en fait un réseau de canaux reliant des estuaires et des rivières. On peut y naviguer avec un voilier car les ponts sont, soit suffisamment hauts (65 pieds de hauteur libre, soit 20m environ), soit ouvrants. bien sûr pas de vagues à craindre ici, et le vent y est faible en cette saison. Alors évidemment, on navigue au moteur, mais en toute sécurité dans un calme absolu. Ce qui plait beaucoup à Véronique...Rigolant

Le paysage se déroule tranquilement, soit dans les "marshes", vastes étendues ou l'eau serpente entre les champs d'herbes aquatiques, soit dans des passages plus ressérrés dans la forêt ou en zone habitée. On y voit de superbes maisons agrémentées de leur ponton privé équipé d'ascenseurs à bateau.dont l'esthétique ne laisse aucun doute sur le goût des propriétaires ainsi que sur leur santé financière...

C"est une navigation très plaisante et paisible. On fait des rencontres très typiques comme ce crevêtier:

Ou cet "Air Boat" foncan:t comme un malade dans les marshes:

Tout ça est habité par une faune exceptionelle, des poissons, des oiseaux en très grand nombre, grues, hérons, pélicans, ospreys (balbuzards). Et un nombre incroyable de dauphins dits d'estuaire.

Le soir au mouillage on les entend respirer autour du bateau. L'ambiance y est d'un dépaysement extraordinaire.

Il y a aussi les Manatees, ou lamantins. Grosses bestioles pataudes qui se déplacent avec lenteur dont on n'aperçoit que le museau, le dos et la queue. Cette photo n'est pas de nous bien sûr:

L'ICW nous as donc mené de Cap Canveral en Floride, en passant par St Augustine, jusqu'à Savannah, en Géorgie . Ville superbe et animée, dont vous aurez des photos plus tard...

Petit topo de Dominique:

Nous appareillons de Cap Canaveral Mardi 12 mai tôt le matin pour l'ouverture du pont basculant. Tout de suite après c'est le passage d'une écluse, nous nous transformons en mariniers ; c'est le début de notre saison batellerie. Dans l’écluse deux dauphins se promènent avec l'idée de passer dans l'Idian River. A la sortie de l’écluse, un Manatee passe a coté du bateau ( Lamantin) . La journée se passe à chenaler et passage sous les ponts, tantôt ouvrants tantôt suffisamment haut (60 pieds).
Des moments de nature sauvage, et brusquement des villes arrivent à nous, avec de tres jolies petites maisons avec leurs appontements privés . Il faut aimer la pêche, et alors c'est le pied.
Un moment j'étais à la barre, et patbadaboum le bateau s’arrête en sautillant ; on est échoué, en regardant effectivement un peu plus loin, on aperçoit une bouée rouge que je n'ai pas respectée, car pas vue. Je suis sorti du chenal ; après plusieurs tentatives, la marche arrière à fond, nous réussissons a sortir de notre situation désespérée ; le moteur a sérieusement chauffé, le maintien a faible régime suffit à le refroidir. Ouf c’était moins 2 que nous passions une douzaine d'heure à attendre que la marée remonte, car nous avons bien entendu un petit marnage (et le courant qui va avec).
En fin d’après midi, nous arrivons à Ste Augustine – Refueling, visite de la ville espagnole, qui n'a plus grand chose d'espagnol . Un vieux fort, une petite ville mignonnette, nous dînons dans un petit resto sympa, un chanteur/guitariste ayant joué avec Crosby, Nash- still- young. Extra.
Jeudi 14, nous partons tôt le matin pour d'autres rivages, la journée se passe à la découverte de maisons superbes et de leurs petits pontons privés sur le canal, le soir mouillage dans une petite baie isolée et tranquille.
Vendredi 15 mai, au cours d'une petite vérification du moteur, Gerard découvre qu'un des alternateurs a perdu deux de ses trois boulons de fixation ; la courroie n'était plus en place, nous ne nous en sommes pas aperçu, la veille ; incroyable. Après recherche des pièces manquantes au fond du bateau, nous arrivons à trouver les éléments de fixation en secours de l'alternateur et pouvons repartir. Nous avons perdu 2,5 heures. Le reste du trajet est mouvementé aujourd'hui ; une guerre contre les taons a été déclarée à bord. Une nuée de ces ennemis volants nous assaillent, par escadrilles de dix kamikazes. Chacun a bord a sa claquette en main, c'est hécatombe, l’holocauste. Mais cela ne se fait pas sans dommage, les piqûres font mal et c'est finalement la nuit qui nous sauve des insectes ( les taons ne sont pas qualifiés vol de nuit). Nous trouvons une petite crique abritée, et pendant la soirée, nous sommes entourés de dauphins qui nagent autour de nous, sans doute en chasse. Nous ne les voyons pas, mais entendons leur souffle de respiration ; c'est magique
.
Samedi 16, au matin petite vérification du moteur avant de partir ; pas de soucis. La navigation ne pose pas de problème, nos amis les taons sont avec nous, tout va bien.
En début d’après midi, petite frayeur, au passage du diable (Devil Gate), sur la rivière qui mène à Savannah, la sonde indique très peu d'eau, et la marée est basse ; autant dire que nous n'avons aucun pied de pilote. Nous avançons à vitesse très lente, mais à un moment, la vitesse est trop lente, car nous sommes échoués ; ca s'est fait en douceur, mais quand y'a pas d'eau, ben y'a pas d'eau.
Après plusieurs tentatives avant/arrière, nous retrouvons un peu d'eau et pouvons terminer notre navigation vers Savannah.

MIAMI et Fort Lauderdale

Nous sommes aujourd'hui à Fort Lauderdale. 

Anthéa retrouve sa dernière escale de 2007.

Après une navigation d'une petite journée qui nous a mené à Marathon, nous sommes repartis vers 11h avant hier pour un trajet pépère au moteur.  Pas de vent, et mer absolument plate.

Nous avons emprunté le Hawk canal. Ça n'est pas un canal à proprement parler mais la zone entre la côte de Floride et le récif extérieur. En fin de nuit voilà le spectacle: Miami by night.  Anne-Laure repart aujourd'hui pour la France. Selon météo nous pensons monter directement jusqu'à St Augustine

ENFIN les USA !

Bon après ARUBA, mon  vol suivant m'a amené à PANAMA, ou je suis resté bloqué aussi une nuit pour cause de surbooking! J'aurai  mis deux jours et demi pour revenir de Guyane...

J'ai donc retrouvé les filles à La Havane.

Dominique et Anne-Laure devant arriver le 1er  mai à Miami, nous avons appareillé le mardi 28 vers midi, pour une traversée sans autre problème qu'un très gros orage.

Arrivée à Key West le lendemain à 3 h du matin.

Douane par téléphone, puis mouillage dans la baie pour attendre le jour, et dans la matinée, entre deux orages nous avons pu enfin aborder les USA.

Comme demandé par les autorités, nous nous rendons à leurs  bureaux, et là, patatrasse, nous devenons des délinquants !

On nous avait dit qu'il y avait une tolérance pour les importations depuis Cuba, une boite de cigare et une bouteille d'alcool par personne.

Et bien non. Cette tolérance ne s'applique apparemment qu'aux arrivées en avion.

Ca se termine par une confiscation des objets du délit, ainsi que toutes les provisions fraiches, c.a.d pas grand chose, quelques tomates, oignons, steacks hachés congelés etc...

Les deux officiers sont un peu génés aux entournures d'être contraints à cette procédure et s'en excusent, mais la loi est la loi.

Bonne ambiance quand même et on nous souhaite la bienvenue aux US.  Nous sommes maintenant en règle.

Sauf que... l'organisation Medermione avait prévu une procédure plus protocolaire, par l'arrrivée d'un bateau en éclaireur pour  préparer celle de la flotte.

Mais, la météo,  mes obligation chronométrées de retour en Guyane et la récupération de Dominique le 1er m'imposaient de partir à cette date.

Notre statut de contrevenant ajouté à ça... notre incartade involontaire a jeté un certain froid... qui se solde par notre exclusion du rallye MedHermione. 

Dont acte.

Je suis profondément désolé de la tournure des évènements. Nos contraintes sont très différentes de celles des autres participants qui sont pour la plupart retraités et disposent donc d'un capital temps différent. Nous ferons avec et, sauf évolution, nous suivrons donc désormais l' Hermione en tant qu' indépendant.

Key West est une petite ville, touristique certes, mais très vivante et sympa.

Très bonne musique dans les bars et restaurants.

Nous y avons loué une voiture pour aller chercher Anne Laure et Dom à l'aéroport de Miami, et comme la météo est défavorable à la remontée, nous en avons profité pour aller visiter les Everglades.

Balade en "air boat", en vélo, petites randos à pied en forêt, rencontres multiples avec les aligators. 

 Puis de fil en aiguille, nous avons fini à Naples, sur la côte ouest de la Floride, petite ville très très  chic,  bain au coucher du soleil dans le Golfe du Mexique.

Nous venons de revenir à Key West pour attendre que le vent tourne, sans doute pas avant mercredi. On prend du retard, mais ce soir ça sera le "Sloppy Joe" pour: fish & chips, bière et musique !

Voilà maintenant le topo de Dominique :

Reprenons le fil de notre conversation après une rupture de communication due à mon retour éclair en métropole pour retrouver A laure, effectuer quelques heures de travail à la préfecture maritime, faire naviguer les PMM, etc …..Décollage de Cuba à 17H00 loc – posé à Paris 17H00 loc le lendemain après une escale à ????? MOSCOU – (avion de l'aoroflot). Long mais pas trop cher
Pendant que Gerard fait la navigation entre La Havane et Key West, nous prenons l'avion retour avec A Laure le 01 mars Paris – Miami ; Gérard vient nous chercher à l’aéroport ; le bateau est resté à Key West.
La navigation est compromise le long des Keys, car il y a beaucoup de vent E-NE, nous partons à 5 (avec Vero et une de ses copines Coco) visiter les Everglades ; découverte de cette région de marécages, visites de fermes d’alligators, balade en Airboat dans les marais. Nous passons trois jours en pleine nature, randonnées, circuit en velo au cours duquel nous voyons beaucoup d'alligators que nous aurions pu toucher, avec un peu plus d'audace … ou d'inconscience.
Un jour à midi, il était presque 14H00, nous avions faim, loin de tout dans la réserve des Everglades, nous trouvons un bar au milieu de rien ; on rentre, un gars etait sur une estrade et balançait des airs de Country, j'avais l'impression d'entendre Chet Atskins ou son frère, il avait un picking digne de Marcel Dadi. A un moment il nous a même fait seul la musique du film « le bon, la brute et le truand ». incroyablement dépaysant. Le soir nous filons vers Naples sur le Golfe du Mexique, coucher de soleil inoubliable au bord de l'eau
Enfin, retour à Key West ou nous retrouvons Anthea ; la ville est chouette, superbe et originale. Beaucoup de musique, Hemingway avait raison de choisir ce bel endroit pour y vivre. Les maisons colloniales sont superbes, bien léchées.
Nous appareillons le 06 mai au matin pour un transit au moteur (vent dans le pif, 10/15 nœuds) vers Key Marathon ou nous passerons la nuit.

ARUBA

Survécu de justesse... 

Si si! De retour de Guyane vers La Havane,  le premier vol depuis Paramaribo m'a amené à Aruba. 

Le vol suivant devait m'amener à Panama et le troisième enfin,  à Cuba. 

Sauf qu'un oiseau facétieux à jugé bon de faire un tour dans un réacteur... 

Nous voilà cloués au sol ,  logés dans un palace sur la mer,  jardin paysagé à la Disney,  dans ce paradis de carton pâte qu'est cette île d'Aruba,  tout près du Venezuela. 

Si vous voulez passer des vacances au soleil,  ne venez pas ici!  Île sans aucun intérêt.

hôtel Radisson, Aruba

Portrait

Le portrait d'un homme qui sort de l'ordinaire, par ses compétences, son engagement et sa modestie aussi.

Bon vent Yann !


(il faut malheureusement attendre la fin de la pub...)

MAUVAISE LANGUE

Finalement je suis une mauvaise langue.

Dominique ne se les roule pas pendant que je sauve des vies en Amazonie Française.

Il a bossé comme un fou depuis le départ d' Anne Laure.

Comme quoi la mauvaise foi paye toujours.

Il a :

-nettoyé les fonds - changé la batterie - bidouillé l'électricité, démonté le moteur du pilote en attendant le neuf que Véro m'a apporté, fini la transformation des poulies  initiée par Jean Patrick, bu des piña coladas etc...

Comblement de la zone de ragage dans les poulies ouvrantes:

PHOTOS de la TRAVERSEE

Jean Patrick a pris de nombreuses photos, dont certaines arrivent à rendre l'état de la mer, ce qui n'est pas si facile.

Cliquez sue ce lien:  PHOTOS de la TRAVERSEE

Vous pouvez déclencher un diaporama en cliquant sur l'icône idoine.

VOYAGE 2015 Le Départ !

 

Pour des raisons professionelles Anthéa a du commencer son voyage un peu avant le reste de la flotte pour rejoindre Lanzarote,  Trajet, 1350 milles:

Nous sommes partis de Sanary  fin juillet. nous étions deux à bord, Jean Patrick et moi même. Trace directe vers Barcelone, avec un petit stop à Palamos pour dormir un peu et arriver à une heure décente dans la capitale de la Catalogne. En arrivant à Palamos nous avons pu bénéficier de deux magnifiques orages ... Anthéa s'est faite coucher par deux fois par de très fortes rafales.

Mea culpa je n'avais pas réduit à temps. Séquence émotion pour Jean Patrick...

Le lendemain, navigation tranquille vers Barcelone où nous attendaient ma douce Véronique ainsi qu'Anne Laure et Dominique.

 

Ammarage au Real Club Nautico, en plein centre ville. J'y retrouve mon ancienne voisine de ponton à Sanary , MariGold dont c'est le nouveau port d'attache.

Ce n'est pas la première fois qu'Anthéa s'amarre à Barcelone. Véronique adore cette ville, moi aussi, il n'est du reste pas dit qu'un jour... on ne s'y installe pas.

              Il y a eu des moments difficiles dans cette navigation:

 

 et aussi de meilleurs:  

 Après Barcelone nous avons tiré droit sur la plage d'Espalmador, puis Formentera au sud d'Ibizza.

L'étape suivant nous amène à Carthagène. Nous nous amarrons au Royal Club de Vela. Grand luxe, piscine, lave linge...

C'est une ville à l'histoire chargée. de nombreuses visites passionnantes.

Au marché Santa Fiorentina,  la "cafétéria"  vous cuisine les achats de viande ou de poisson que vous avez fait sur place. De quoi se régaler de poisson frais pour un prix modique!

Excellente escale où nous sommes finalement restés 3 jours.

C'est Almeria qui accueille Anthéa ensuite, belle ville et Citadelle impressionnante.

Après Almeria, nous faisons escale à Fuengirola, dont le seul intérêt est la proximité de l'aéroport... Véronique, Anne Laure et  Jean Patrick prendrons l'avion pour rentrer en France.

Nous partons ensuite en Tandem avec Dominique vers de nouvelles aventures atlantiques

Stop à Gibraltar

 

Pour partir de Gibraltar Dominique lit attentivement les heures de marée et détermine que nous devons partir trois heures avant la haute mer. Son analyse était la bonne, nous avons eu comme prévu du courant nul au départ puis portant ensuite. Comme le vent est arrière, notre traversée du détroit se fait sous spi.

Suivent un peu plus de 5 jours de portant dans les "alizés" Portuguais, jusqu'à Lanzarote.

Ces vents de Nord ont du bon:

 J'ai décidé que c'était le moment de tester l'Aquagen. Alternateur mu par une hélice trainée sur l'arrière.

Je met donc l'hélice à l'eau et, comme elle se met à tourner immédiatement, on se retrouve quelques secondes plus tard avec ça:

C'était la première leçon.

La seconde fois, je met le bout à l'eau d'abord, puis je jette l'hélice au loin, et tout se passe bien.

J'apprend vite hein?

Le système produit 5 à 6 ampères. C'est pas terrible mais suffisant pour compenser la consommation du pilote et du frigo.

Il prendra du service en atlantique.

La dernière nuit avant d'arriver à Lanzarote fut un peu agitée, le vent ayant monté d'un cran et la mer aussi.

Mais rien de bien méchant jusqu'au moment où...

C'était mon quart. 

Tout allait bien, je slalomais entre les bateaux en pêche aux trajectoires quelque peu imprévisibles sous Misaine et génois.

Quand tout à coup ... une vibration importante se fait sentir.

Ca vient de l'arrière du bateau.

Je pense immédiatement à un cordage pris dans l'hélice mais... celle-ci est bloquée par le frein et ne peut donc pas tourner.

Je plonge dans le bateau pour vérifier, et effectivement le levier de frein est bien tiré.

Je ne comprend rien à ce qui se passe.

J'imagine aussitôt l'arbre d"hélice désacouplé du moteur, donc du frein à disque, et qui pourrait donc tourner.

Je réveille Dominique, Il apparait dans la descente et me dit: "le moteur est en marche".

Mais c'est impossible mon commandant ! je n'ai pas touché à la clé qui de plus, est par sécutité sur le levier du frein dans la cabine arrière!

Incrédule, je débraye le levier  et accélère au point mort.

Oui! le moteur tourne ! L'ex dormeur avait raison.

Il a démarré tout seul !

Le bruit du vent et de la mer couvrait son bruit au ralenti, et à ce régime, il fait vibrer la colonne du compas par résonnance, Ce que je sais parfaitement, mais la situation est tellement hallucinante que jamais je n'aurait pu imaginer le moteur en route.

Je réfléchi à une vitesse supersonique, version limace. L'inversseur a du se coincer et la vitesse à la voile a du faire tourner l'hélice et démarrer le moteur.

Mais non c'est stupide. L'hélice est bloquée!

Comme mon cerveau.

Je décide d'arrêter le bourrin en tirant sur l'étouffoir. Il obtempère.

Et redémarre immédiatement. Tout seul comme un grand ! Comme par magie!

Mais j'ai entendu le démarreur cette fois-ci.

Je replonge en bas, coupe la batterie moteur, et remonte l'étouffer, et tout se calme. Il ne redémarre pas.

La bestiole, bien qu'habitée par le malin, a quand même besoin de courant pour vivre sa vie autonome.

Je redescend au coupe batterie, le remet sur "on", et là cette foutue mécanique redémarre toute seule !!!!

Je commence à penser à vitesse normale.

Dans quelques heures, à l'aube, nous allons arriver, et j'aurai besoin du moteur pour manoeuvrer dans le port, que de plus je ne connais pas car je n'ai aucune documentation sur lui. Je ne suis pas sûr qu'il redémarrera quand nous en aurons besoin. Je décide donc de le laisser  tourner en coupant la batterie ( car le démarreur se remettait en route moteur tournant avec le crrrrrrrr adapté) en priant pour que l'alternateur, qui débite dans le vide, ne grille pas.

Tout continue comme ça, Dom retourne dormir, et je me retrouve dans la situation stupide de naviguer à 7 nds  à la voile avec le moteur au ralenti et débrayé...

Nous arrivons au petit jour, mais comme nous n'avons pas une place qui me convient, je laisse la machine tourner au moins une heure de plus jusqu'à ce que je sois amarré correctement.

Ouf! Silence.

On réfléchira plus tard à ce qui s'est passé.

Le lendemain je plonge sur le démarreur et trouve immédiatement le coupable: le relais est carbonisé, et il s'est bloqué sur marche!

Il a reçu de l'eau de mer et ne semble pas avoir apprécié. Je compatis.

M. Bernier, le premier propriétaire d'Anthéa, dans sa grande sagesse, avait prévu un relais de rechange. Je le met en place, redémarre le moteur et constate que l'alternateur n'a pas grillé et débite normalement.

Fin de l'épisode. Il faudra changer le connecteur qui a souffert aussi mais c'est un détail.

On peut se détendre... et faire la photo souvenir avec le pavillon MedHermione :

 Prochaine étape: les Antilles!